fbpx
↟ Livraison offerte en Points relais en France métropolitaine à partir de 100 € d'achats ↟

Aménager sa voiture pour un road trip en famille

On nous a très souvent demandé de montrer l’intérieur de notre Defender. En effet, grâce à des aménagements réalisés par nous-mêmes, nous pouvons dormir à cinq dedans. On vous explique comment on a aménagé notre voiture pour partir en road trip en famille.

Pourquoi cette voiture ?

Nous avons acheté ce Defender TD4 110 d’occasion en 2015. Après l’incendie de notre Transporter VW, nous voulions pouvoir continuer à explorer la France avec nos enfants et le chien. Nous avons vite compris que cette voiture nous offrait des possibilités d’évasion énormes même sans partir loin de chez nous. En effet, solide et rustique, elle nous permet d’emprunter des pistes 4×4 qui nous isolent du monde lors des petits roads trips que nous faisons autour de chez nous. Il nous fallait cependant l’aménager un peu pour que tout cela devienne possible…

Le Def était déjà équipé d’un réservoir d’eau de 40 litres quand nous l’avons acheté. Nous avons ensuite fait ajouter une batterie auxiliaire avec un transformateur 220V pour être totalement indépendants en électricité. Nous y branchons en permanence un frigo Waeco CFX 50 acheté d’occasion.

Cette voiture est transformable à l’infini et d’une solidité à toute épreuve si on l’entretient bien. Elle passe partout où c’est autorisé pour peu qu’on sache la conduire. Bon, quand on fait du 4×4, il faut accepter les rayures sur la carrosserie…

Sur le toit du Defender

Nous avons commencé par équiper le toit d’une galerie Front Runner achetée d’occasion. Ensuite, nous avons ajouté une tente de toit. À l’époque, il y avait peu d’annonces d’occasion et nous avons eu la chance de trouver assez rapidement une vieille James Baroud de 160 X 200 cm. Elle nous accompagne encore aujourd’hui après quelques réparations et une remise à neuf complète cette année.

Nous fixons également sur la galerie une ou deux caisses métalliques selon les besoins. Nous rangeons dedans nos sièges pliants et du matériel de camping qui ne craint pas les secousses. Un cadenas à code permet de les sécuriser. Les vêtements et sacs de couchages sont aussi transportés sur le toit dans des sacs étanches.

À l’intérieur de la voiture

Lorsque nous partons en voiture pour un road trip en famille, nous voyageons la plupart du temps à cinq. Mais il nous arrive d’être six, alors, on ajoute un siège dans le coffre. Notre Defender possède en effet 7 places de base. Fred a réalisé des tiroirs compartimentés en aluminium sur mesure pour équiper le coffre. Il a aussi fabriqué une tablette amovible sur laquelle on a posé un petit matelas pour le chien. Il a conçu cet aménagement intérieur de façon à toujours laisser la possibilité d’ajouter ou de retirer un siège.

Quand nous sommes six, nous mettons les habits dans des sacs étanches que nous fixons sur la galerie. Ainsi, nous avons voyagé à travers la Corse à six pendant quinze jours sans souci.

Au plafond de la voiture, Fred a fixé quatre points d’ancrage pour y attacher des mousquetons. Ceux-ci servent à suspendre un sommier amovible en aluminium entièrement démontable qu’il a conçu. Une fois les sièges repliés, ce sommier est suspendu aux six points d’accroche des ceintures. Par dessus, on a trouvé un matelas gonflable dans le commerce qui fait pile la dimension (120 x 190 cm). C’est parfait pour deux enfants ou un adulte + un enfant. La nuit, on suspend des lampes frontales aux mousquetons. Les rebords des fenêtres de toit nous servent de tables de nuit. Pour calfeutrer et isoler les fenêtres, Fred a fabriqué des panneaux aux dimensions exactes avec de l’isolant pour parquet sur lesquels il a collé des scratch. Sur chaque montant de fenêtre on a collé la face opposée du scratch. Les mettre en place est donc un jeu d’enfant.

Et au sol…

Pour nous abriter du soleil ou en cas de petite pluie, nous utilisons un tarp de camping sur lequel nous avons fixé des oeillets. Cela nous permet de l’accrocher directement à la voiture sur les vis de la galerie. Le gros avantage de ce tarp amovible, contrairement à un auvent fixe, est que nous pouvons l’installer en cinq minutes d’un côté ou de l’autre pour en profiter. Et ce, quelle que soit la position de la voiture. Il nous sert aussi à protéger des choses de la rosée ou de la pluie et ne prend pas de place une fois plié.

Nous mangeons sur deux petites tables de camping pliables qui sont rangées à plat dans le grand tiroir du coffre quand on roule. Le tiroir est recouvert d’une moquette résistante qui permet d’étouffer les bruits que pourraient faire le mouvement des objets pendant les trajets. Cela les protège aussi des rayures et des chocs. Les compartiments du tiroir nous permettent de stocker la vaisselle, les couverts et verres en inox. Cinq sièges pliables sont stockés dans la caisse sur la galerie du toit. Dans la portière du coffre, nous avons également suspendu plusieurs poches dans lesquelles se trouve en permanence du matériel de première nécessité ou de premiers secours.

Aménager votre propre voiture pour un road trip en famille ?

Cela vous tente bien mais vous souhaiteriez trouver des idées d’aménagement pour d’autres types de véhicules… La votre n’est pas forcément un gros 4×4 en effet. Sachez que vous trouverez des tas d’idées d’aménagements pour tout type de véhicules dans le livre Ma maison roulante édité par the Roadtrippers et auquel nous avons contribué !

Et si vous avez besoin de conseils pour organiser un tout premier road trip, lisez cet article et n’hésitez pas à nous poser vos questions directement.

Trouver des bois de cerfs dans la nature

C’est le printemps et la nature révèle ses trésors au rythme de la fonte des neiges. Parmi l’ail des ours et les morilles, vous allez peut-être trouver des bois de cerfs… Et oui ! C’est la période des mues ! Chaque année au printemps, les cerfs perdent en effet leurs bois. Partir à leur recherche est alors un vrai jeu de piste. On vous explique comment faire.

Pourquoi le cerf perd-il ses bois ?

Le cycle des bois est lié aux variations hormonales de l’animal. Plus le mâle est âgé, plus la chute des bois commence tôt. La repousse dure également plus longtemps que pour les plus jeunes. Au printemps, les bois tombent des deux côtés. Cela peut arriver en même temps ou à quelques heures d’écart. Cela signifie que vous pouvez avoir la chance de tomber sur la paire mais aussi que, si vous n’en trouvez qu’un, il est probable que l’autre ne se trouve pas trop loin. Il faut alors explorer tous les environs autour du premier bois trouvé.

Ainsi décoiffé de sa ramure, le cerf adulte se différencie alors de la biche par sa taille plus grande et imposante et par son encolure plus épaisse. Année après année, les bois repoussent plus longs, plus massifs et plus lourds. Les nouveaux bois repoussent d’abord recouverts et protégés par une fine peau duveteuse, le velours. Cette peau se détache en août, on appelle cela la frayure.

Quand chercher

Les mues de cerf tombent généralement entre février et mi-avril. Les premières à tomber sont celles des mâles les plus âgés. Sachez que vous ne serez pas seuls à en chercher. Certains en ont fait une vraie passion et posent même des jours de congés pour partir à leur recherche. Le graal étant alors de trouver une belle paire.

Où chercher

En France, les cerfs vivent dans les massifs forestiers de basse altitude et de plaine. C’est donc dans la forêt que vous aurez le plus de chance de trouver des mues.

Commencer par apprendre à repérer les indices de présence animale. Pour votre recherche de mues en cette période, concentrez vous uniquement sur les traces de cerf. Si vous avez entendu des cerfs en automne, c’est déjà une bonne piste qui vous donne une indication sur leur territoire. Cependant, tout ceci dépend de si vous cherchez en plaine ou en montagne. Chez nous, en montagne, les cerfs évoluent avec la neige. S’il y a trop de neige en altitude, ils redescendent dans la vallée. Leurs secteurs peuvent donc être différents selon la saison.

Les cerfs sont territoriaux, cela signifie que si vous avez repéré des traces de leur présence sur un secteur, vous aurez des chances d’y trouver des bois en ce moment.

Comprendre les traces de cerf

Les empreintes

Repérez les empreintes de sabots. Elles ressortent sur la terre meuble après la pluie ou au bord des flaques. Si les empreintes sont fraîches, il y a des chances pour que le cerf ne soit pas loin de vous. Une trace fraîche est bien nette, parfaitement dessinée dans une terre humide. Elle est vide de poussière, d’aiguilles ou d’autres éléments.

Par contre, si la terre a séché autour, que l’empreinte est presque effacée ou traversée de craquelures, il est fort probable qu’elle ne soit pas fraîche. Cela vous indique ainsi que le cerf n’est pas passé dans le coin depuis un moment et que chercher ses bois ici est peut-être une perte de temps.

Les troncs d’arbres grattés

Si vous observez des troncs dépouillés de leur écorce, c’est aussi un signe de présence. En effet, le cerf gratte l’écorce des arbres pour marquer son territoire.

Les crottes

Après les empreintes, cherchez des excréments. Les crottes de cerf, appelées fumées, sont vert foncé ou noires. Elles mesurent environ 2cm et sont regroupées en petits tas. On distingue la forme des crottes des cerfs de celles des biches. Suivre la piste d’une biche ne vous permettra pas de trouver des bois car les mâles et femelles adultes ne restent pas ensemble… sauf en automne pendant le brame.

Les crottes des cerfs ont une extrémité un peu plus plate qui leur donnent une forme de noisettes. Celles des biches sont plus cylindriques. Plus elles sont grosses, plus le cerf est gros et donc équipé de beaux bois. Si vous en trouvez, il faut donc continuer à explorer autour de cette piste.

Il est également important de pouvoir dater les traces. En effet, si vous pouvez détecter que l’animal était là il y a peu de temps, alors vous aurez plus de chances de trouver des bois de cerfs dans ce secteur. Les crottes plus fraiches sont reluisantes et plus vertes. Les plus anciennes sont noires, dures et sèches.

Cerf et biche : différencier les crottes et les empreintes

A-t-on le droit de ramasser les mues ?

Selon le droit du sol, l’article 546 du Code Civil indique que « La propriété d’une chose soit mobilière, soit immobilière, donne droit sur tout ce qu’elle produit, et sur ce qui s’y unit accessoirement soit naturellement, soit artificiellement. Ce droit s’appelle “droit d’accession”. Une mue appartient donc propriétaire des lieux où vous la trouvez. Si vous savez que vous êtes sur un terrain privé, vous devez vous renseigner avant de ramasser quoi que ce soit. En effet, le propriétaire peut très bien en interdire le ramassage sur son terrain.

Et en bonus, voilà comment ça se passe en vidéo :

Nos produits présents dans cet article :

Faire un affût avec des enfants

Au cours de nos balades dans la nature, nous observons beaucoup autour de nous, le sol et les arbres. On repère ainsi des endroits où nous savons que nous aurons de grandes chances de pouvoir observer des animaux. Nous revenons ensuite sur les lieux en fin d’après-midi avec les enfants et on s’installe pour un affût… On vous explique comment faire.

Quels animaux voir avec des enfants en affût

Si vous voulez donner le goût de l’observation naturaliste à des enfants, il faut qu’ils puissent voir “assez facilement” des animaux. Or, il y en a certains qui sont plus faciles à observer que d’autres. Cela dépend de leur rareté ou de leur caractère plus ou moins farouche, mais aussi de leurs habitudes de vie.

Comme nous l’avons expliqué dans l’article “Comment voir des animaux sauvages en France“, ce sont les traces de leur présence qui nous renseignent sur les espèces que l’on peut observer. Avant de pouvoir tenter d’observer un animal, il faut donc apprendre à reconnaitre les traces de sa présence. Pour commencer les affûts avec des enfants, il vaut mieux choisir une espèce qui vit un peu partout en Europe, comme le renard ou le chevreuil. Ce sont des animaux qui plaisent beaucoup aux enfants et si vous leur apprenez à rester bien silencieux, ils pourront même les observer assez longuement.

Quand faire un affût avec des enfants ?

L’hiver est propice à la découverte des empreintes. Mais pour débuter cette pratique avec des enfants, il est plus agréable et plus facile de commencer en été. Les soirées sont en effet plus longues et les températures plus clémentes. En été, vous pourrez observer des renards qui chassent les mulots dans les champs ou des chevreuils qui se courent après en juillet au moment du rut.

Installez vous en fin d’après-midi et attendez la tombée de la nuit en bougeant et en chuchotant le moins possible. Un affût se fait dans le silence, yeux et oreilles grand ouverts. Avec des enfants, c’est plus simple à organiser le soir, mais vous pouvez, si vous êtes matinaux tenter l’affût à l’aube. Dans ce cas, il faut arriver et s’installer dans la nuit avant le lever du jour.

Le fait de vous installer sur le lieu plusieurs heures avant la tombée de la nuit permet d’endormir la vigilance des animaux qui vous ont peut-être entendu arriver. C’est aussi à la nuit que les animaux, qui sont assez craintifs la journée, sortent des bois et sont donc plus faciles à voir.

Où installer l’affût ?

Pour trouver l’emplacement idéal de votre affût, commencez par observer les champs le soir ou à l’aube. Si vous y voyez des chevreuils ou des renards, il y a des chances pour que vous les y retrouviez le lendemain au même endroit et à la même heure. Ensuite, trouvez un endroit en lisière de forêt. Vous pouvez également vous installer contre une haie ou un buisson afin de dissimuler votre forme.

Restez également à une distance respectable pour ne pas que votre odeur vous trahisse et pour ne pas les déranger. Les animaux ne doivent pas se rendre compte de votre présence car sinon, ils fuiraient. Il faut également tenir compte de la direction du vent afin qu’il arrive face à vous. Ainsi, il ne transportera pas votre odeur jusqu’aux animaux. En effet, ne sous-estimez pas leurs capacités olfactives, elles n’ont rien à voir avec les nôtres…

Quel matériel emporter pour un affût

Comme les affûts se font en soirée ou à l’aube, il faut d’abord vous équiper de vêtements chauds quelque soit la saison. Couvrez bien vos enfants avec des bonnets et des gants. En hiver, nous prenons également des sacs de couchages très chauds pour affûter dans la neige. N’oubliez pas que vous allez rester immobiles durant plusieurs heures.

Emportez de quoi boire (plutôt une boisson chaude en hiver) et de quoi grignoter (ça occupe !). Bien sûr, n’oubliez pas de prendre des jumelles et, si vous en avez un, un appareil photo avec un zoom. Vous pouvez aussi emporter un carnet à dessins et des crayons. Cela canalise tout le monde (pas uniquement les enfants) et cela permet également de garder un bon souvenir.

Astuce : Vous pouvez trouver tout un tas d’équipements spécialisés pour l’observation des animaux chez Jama, le seul magasin d’équipement pour les passionnés de nature dans lequel Fred s’équipe. Vous y trouverez aussi bien des petites tentes et des tenues de camouflages que du matériel photo… En effet, si comme nous, vous aimez la faune sauvage, s’il vous plaît, évitez les rayons chasse des magasins de grandes distribution…

Nos enfants adorent venir à l’affût avec nous. Et même s’ils font souvent beaucoup trop de bruits en chuchotant et en étouffant leurs rires et qu’on ne voit pas toujours grand chose… ce sont toujours des moments de ressourcement pour tous. Et quand parfois, les enfants parviennent à rester vraiment silencieux, alors la magie se produit…

Fabriquer un petit poêle de bivouac

Terminer une balade en faisant griller des Chamallow au dessus d’un mini poêle fabriqué par soi même, ça donne une autre dimension à la sortie. On vous explique comment fabriquer ce petit poêle de bivouac avec quatre vis et un égouttoir à couverts…

Les randonneurs adeptes du Buschcraft connaissent depuis longtemps ce détournement d’objet. Il existe d’ailleurs tout un tas de tutoriels qui circulent sur le web à ce sujet. Ce petit poêle de bivouac a même été appelé le “Ikea Hobo Stove”, ce qui signifie “le poêle Ikéa des vagabonds”. Si vous tapez cette recherche dans votre moteur préféré, vous trouverez des tas d’idées pour customiser le votre.

Quand on a vu passer cette idée nous aussi, on a tout de suite adoré ! Pouvoir détourner un objet du quotidien pour le transformer en accessoire pour l’aventure, c’est vraiment tout ce qu’on aime. On a trouvé assez génial l’idée que fabriquer un petit poêle de bivouac soit à la portée de tous. Voilà pourquoi on la partage avec vous à notre tour aujourd’hui. Et il faut dire qu’en effet, ce petit poêle est vraiment très sympa.

Ikea propose deux tailles différentes de cet égouttoir à couverts en inox. Nous avons choisi le plus grand modèle, mais la modification fonctionne aussi bien avec le petit. Une fois que vous avez acheté le pot, il suffit de percer une fenêtre sur le côté. Celle-ci permet d’y glisser du petit bois pour alimenter le feu quand le poêle sert à chauffer un contenant posé au dessus. Si vous ne pouvez pas faire cette découpe, vous pouvez quand même l’utiliser tel quel et alimenter le feu par l’ouverture principale.

Pour couper cette fenêtre, nous avons utilisé une Dremel avec la mini disqueuse. Si vous n’avez pas de Dremel, vous pouvez utiliser une scie à métaux. Ensuite, nous avons limé les contours pour éviter que les bords soient coupants.

Pour isoler le poêle du sol, nous avons également vissé dessous 4 grosses vis et écrous en inox n°7. Cela forme quatre pieds. Ainsi posé sur des pierres, l’air circule sous le poêle et la chaleur n’impacte pas le sol.

Ensuite, il ne vous reste qu’à démarrer le feu. Pour cela, utilisez la paille de bois que vous trouvez dans vos colis lorsque vous passez commande sur notre boutique. Sinon, emportez de la cagette découpée en morceaux et un briquet.

Sur place, choisissez un espace dégagé de toute végétation et installez votre petit poêle sur des pierres. Il ne vous restera ensuite qu’à trouver du vieux bois mort et sec. Et Il n’en faut pas plus pour vivre une soirée mémorable !

Pour l’éteindre, utilisez une gourde ou de la neige. Attendez qu’il refroidisse pour le stocker dans un sac en toile que vous aurez prévu pour le transporter.

Notre petit plus : À force d’explorer nos environs, nous avons repéré plusieurs endroits (grottes, rochers…). On peut facilement s’y abriter. Du coup, c’est devenu un objectif de balade avec les enfants quand il pleut. En effet, être abrités et écouter la pluie tomber sur la forêt en même temps que la nuit amplifie la sensation d’aventure.

Abonnez vous, ci-dessous, à notre site pour être informés de la publication de nos articles. On prépare une petite vidéo et d’autres astuces pour customiser encore plus ce petit poêle évolutif !

Et attention, si vous sortez comme nous le soir, n’oubliez pas vos lampes pour le retour à travers la forêt !

Le silence d’une forêt sous la neige

En hiver, il n’y a pas que les sports de glisse qui apportent de belles sensations. Si vous voulez faire une vraie pause, allez simplement vous promener en forêt. Marchez en silence, à pas feutrés dans la neige fraîche. Ecoutez la forêt, elle ne demande qu’à vous livrer tous ses secrets. Si vous avez de la chance, vous y ferez peut-être de très jolies rencontres…

Lâcher prise

Ce dimanche, il fait beau et nous avons un peu moins de commandes à honorer sur la boutique. La neige est descendue jusqu’à Grenoble vendredi soir. Pourtant, malgré les conditions féériques, les enfants ne veulent pas sortir de la maison. Ils ont décidé qu’ils ne nous accompagneront pas aujourd’hui. J’ai beau tenter des ruses, essayer de les appâter avec un bon goûter dans la neige, leur raconter l’or blanc plus précieux que le métal… il n’y a rien à faire. Et en réalité, je n’ai plus tellement l’énergie pour insister. Alors tant pis, puisque c’est ainsi, on sort quand même sans eux.

Dans la forêt calme et silencieuse

Je marche dans les traces de Fred. Cachée sous une jolie couette qui épaissit les sons, la forêt nous écoute discrètement. Le soleil traverse ses branches, allume ses dernières feuilles dorées et caresse ses courbes. On avance sans se parler. Mes pensées vagabondent, s’accrochent aux écorces et glissent de branche en branche. Il fait tellement doux qu’on ne porte même pas de gants. Les arbres pleurent. Les gouttes tombent depuis leurs cimes. Je lève les yeux pour suivre leur chute. Parfois les branches de déchargent de toute leur neige d’un seul coup. Des paillettes volent partout dans l’air.

Et faire des jolies rencontres

Je quitte les traces de Fred en trouvant des empreintes de chevreuils qui tournent autour des arbres. Je m’amuse à les suivre jusqu’à une couche. On voit nettement qu’un chevreuil s’est posé là. Quand je lève enfin la tête, Fred a disparu. J’ai l’habitude. Je continue à avancer entre les arbres en silence. Je tombe de nouveau sur ses traces plus loin, accompagnées de celles de Malou. Quand je le retrouve enfin, il est appuyé accroupi contre un tronc, de dos. Il se retourne tout doucement vers moi, un doigt qui barre ses lèvres. Je ralentis mon pas, me fait la plus légère possible et me baisse.

En contre bas du rocher au sommet duquel nous sommes postés, deux chevreuils sont immobiles. Seuls leurs grandes oreilles tournent et cherchent à identifier ce qu’ils entendent. Malou les a vus aussi et reste étonnamment sage. Il ne cherche pas à aller les rejoindre et continue de fureter autour de nous. De là où ils sont, ils ne le voient pas, mais c’est bien lui qu’ils entendent. Je reste immobile à les observer si proches, j’ai l’impression qu’ils me regardent droit dans les yeux. Les minutes s’écoulent et je suis étonnée de pouvoir les observer si longuement. Ils poursuivent leur chemin. Fred m’explique plus tard qu’ils ne nous sentaient pas et ne nous avaient pas identifiés.

On sort de la forêt juste avant que le soleil ne se couche derrière le Vercors. Dès qu’il a disparu, le brouillard remonte à toute vitesse de la vallée et nous avale sans préavis. Il est encore tôt mais la lumière baisse d’un coup. Il est temps de rentrer raconter aux enfants tout ce qu’ils ont raté.

Retourner à la nature

Cela fait trois semaines que nous travaillons à l’ouverture de notre boutique en ligne et, avec les contraintes liées au confinement, nous ressentons un vrai manque de nature. Ce dimanche, nous nous accordons un premier vrai jour de repos pour retourner dans la nature. Et nous profitons de l’assouplissement des mesures de confinement pour sortir la tête des nuages dans lesquels nous sommes plongés.

En Chartreuse, au dessus des nuages

Au réveil, ce dimanche, Grenoble et sa vallée sont lovées dans une épaisse chemise cotonneuse. Ce n’est pas qu’on n’aime pas être dans les nuages, mais nous avons envie de respirer le grand air sauvage. Compte tenu des vingt kilomètres autorisés, nous décidons de monter sur le massif au pied duquel nous vivons, la Chartreuse.

Nous sortons des nuages au moment même où nous passons le col de Palaquit à 1154 m. Les enfants, pourtant habitués à ce phénomène, sont encore une fois émerveillés de retrouver un ciel bleu immaculé.

Rechercher la douce euphorie de la solitude

Nous étions partis dans l’idée de nous rendre au belvédère des sangles afin de faire une balade tranquille avec les enfants. Ils étaient très motivés par la perspective de voir certainement des mouflons dans les prairies et le sublime point de vue au bout du chemin. Mais en passant devant le parking bondé du Col de Porte et après une petite discussion sur l’ensoleillement de notre destination et le froid, nous décidons finalement de bifurquer à St Hugues pour prendre la direction du Col du Coq.

On se doute bien que là bas aussi, il y aura encore du monde et on cherche tout de même à l’éviter. Ce que nous aimons par dessus tout, en effet, c’est nous retrouver seuls avec nous mêmes pour nous reconnecter totalement avec les éléments naturels sans que rien ne nous perturbe. Cette douce euphorie, on ne peut pas la partager. Pour la ressentir, nos sens doivent être totalement focalisés sur les sons, les odeurs, les sensations offertes par le sauvage. Nous en avons besoin pour nous perdre dans ces émotions. Du moins, nous sentir perdus.

Se perdre dans un bout de chemin

La route longe le torrent dans la forêt sombre et humide. Les virages sont dangereusement blanchis par le givre. On est déjà souvent passés par là. On l’avait donc déjà vue cette cabane, mais sans jamais s’arrêter pour aller la voir. Et cette fois, on l’entend nous appeler un peu plus fort. Sans nous concerter, nous décidons de nous y arrêter.

Le chemin mène à une plaine couverte de sorbiers et d’églantiers dont les fruits bien rouges éclatent entre nos doigts. Cela fait rire les enfants qui courent dans tous les sens, ivres de liberté. Des oiseaux s’envolent devant nous. Ils dénichent un gros hêtre avec des branches énormes qui partent n’importe comment. Ils l’appellent Brutus et décident de s’y installer. Ils nous demandent de continuer le chemin sans eux, de les laisser là refaire le monde à leur image. On accepte.

Fred marche devant moi sur ce bout de chemin qui rejoint le GR. On se dirige vers les crêtes. Et puis, tout à coup, un coup de feu. Des chiens. Je continue de marcher mais ça y est, mon esprit est pollué par cette intervention humaine qui vient perturber ma recherche de quiétude. Je me mets à réfléchir à cent à l’heure et j’ai beau me raisonner, je n’arrive plus à apprécier de m’éloigner des enfants. Je les imagine paniqués, ne sachant pas comment réagir. C’est raté pour la reconnection avec la nature.

Je décide donc de retourner vers eux, renonçant à découvrir ce qui nous attend un peu plus loin. Du coup, Fred fait aussi demi tour. Il vient nous chercher pour nous convaincre de monter au moins au point de vue situé à peine plus haut. Les enfants acceptent sans problème, ils savent par expérience que lorsqu’on décide d’aller plus loin on n’est jamais déçus.

Aller plus loin pour s’émerveiller plus encore

Nous voilà sur la crête et le paysage qui s’étend devant nos yeux est incroyable. Face à nous Belledonne, saupoudrée de sucre glace, a les pieds dans le coton. On en profite pour se poser là, devant ce spectacle incroyable et sortir le goûter. Les enfants ont le bout du nez et les joues roses. Il commence à faire sacrément froid.

Fred, qui ne tient jamais longtemps en place, part monter voir le paysage du sommet du bec Charvet. Nous on est bien là… On s’imagine être des oiseaux, longer les nuages avant de monter haut dans le ciel puis piquer dans la couette cotonneuse… Je sors la tisane de mon sac avec nos jolis mugs qu’on adore emporter en balade à présent. Je ne sens plus mes doigts et le contact de la tasse brûlante sur mes mains me fait à la fois du mal et du bien. Les enfants ne cessent de rire, complices comme toujours, ils posent devant mon objectif. En me montrant les graphismes des tasses, ils miment des publicités pour nos produits.

Et guérir enfin ce manque de nature

Enfin, il est temps de rentrer. Au retour, un dernier regard à travers l’objectif pour figer la lumière qui embrase le grand Som avant la nuit et je me laisse aller à la rêverie que m’inspire cette nature qui se débarrasse enfin de nous. La nuit tombe. Dans la voiture chauffée, les enfants se laissent bercer par les virages et, quand on arrive enfin à la maison, ils se sont endormis.

Marque française éco sensible…

Après vous avoir expliqué notre démarche, nous listons ici les fournisseurs à qui nous avons confié la fabrication de nos produits. Nous sommes en permanence à la recherche de nouveaux fournisseurs français ou européens pour développer notre offre.

Notre site web

Pour commencer, nous sommes très fiers d’avoir fait le choix de confier l’hébergement de notre site web à l’agence Zedd de Grenoble.

Grâce à leur expertise, petitbivouac.com fonctionne en effet à 100% avec des énergies renouvelables. Il est désormais hébergé sur un serveur local et vert situé dans le datacenter éco-responsable d’Eolas à Grenoble. Ce centre fait partie des tout premiers à avoir misé sur l’économie d’énergie et est l’un des rares à être alimenté en énergies renouvelables. Une partie de cette énergie est même fournie par ses propres panneaux solaires. Ce centre de stockage utilise également trois fois moins d’énergie que les autres pour refroidir ses machines en utilisant l’eau glacée du Drac qui est puisée à proximité. 

Pour en savoir plus sur le datacenter éco-responsable, visionnez ce reportage sur France 3.

Nos t-shirts

Pour fabriquer nos t-shirts, nous avons choisi de travailler avec un atelier de confection portugais expérimenté et certifié par de nombreux standards. En effet, nous aurions pu opter pour la facilité en achetant des t-shirts préfabriqués avant de les personnaliser avec nos graphismes. Au lieu de cela, nous avons souhaité que nos vêtements représentent totalement nos valeurs. Afin de maîtriser tout le processus de fabrication, nous avons décidé de créer nos propres modèles en commençant donc par une gamme de t-shirts. Nous avons tout d’abord choisi la matière que nous voulions épaisse, solide et douce. C’est un coton 100% biologique, issu de l’une des meilleures qualités avec des fibres longues permettant d’avoir un toucher très doux et une grande résistance dans le temps. Nous travaillons actuellement sur d’autres pièces (hoodies, chemises…) pour élargir la collection.

La coupe

Plusieurs prototypes ont été nécessaires à l’élaboration finale de la coupe de nos premiers modèles. Nous avons souhaité maîtriser le tomber du t-shirt, le col, les finitions comme les doubles coutures aux endroits stratégiques… Autant de détails importants pour nous sur lesquels nous nous sommes focalisés. Nous étions loin d’imaginer à quel point il était difficile de faire un t-shirt ! Et d’ailleurs, puisque nous avons dû faire un choix sur la coupe, nous avons souhaité privilégier une coupe ajustée près du corps sans être moulante afin de ne pas gêner les mouvements. Nous avons également opté pour un buste long afin de garder les hanches couvertes pendant les mouvements.

T-shirt femme Bio - Aigles - Gris galet chiné - Petit Bivouac

Les couleurs et graphismes

Nous avons réalisé tous les graphismes nous mêmes, parfois à l’ordinateur ou directement sur un carnet à la main. C’est le cas du graphisme du t-shirt Lynx qui représente un vrai lynx pris en photo par Fred dans une forêt du Jura. Ou encore pour celui du t-shirt Forêt qui est un croquis que Fred a fait pendant un affût pour observer des gélinottes. Nous avons raconté l’histoire de chaque t-shirt sur chaque fiche produit.

Nous avons ensuite défini les couleurs de nos t-shirts. Pour notre première collection, nous avons opté pour des couleurs plutôt universelles tout en restant au plus proche des couleurs que l’on trouve dans la nature… Vous ne trouverez donc pas chez nous de orange fluo 😉. Nous avons opté pour des gris chinés indémodables que nous avons rebaptisés Galet, Rocher et Ardoise ainsi qu’un vert kaki (Mousse) et un bleu foncé (Nuit) aux teintes légèrement délavées.

Nos couteaux

Nos couteaux sont entièrement fabriqués en France de manière artisanale par la manufacture Verdier à Thiers avec du bois de nos forêts. Le manche du modèle Chamois est en hêtre et celui du L’âme noire est en noyer… (petit clin d’oeil aux noix de Grenoble 😉).

Le graphisme du premier représente un chamois dessiné par Fred. Il l’a réalisé d’après un pochoir peint par des résistants sur le mur d’un habert de Chartreuse. Le modèle L’âme noire est simplement gravé de notre logo. Nous l’avons voulu ainsi, sobre et classe. La couleur de son bois gris, de sa lame et de sa virole noires, en font une pièce unique de caractère.

Nos mugs

Nos mugs sont fabriqués de manière artisanale par Retropot en Espagne. Faits presque entièrement à la main (seuls les graphismes ne sont pas peints à la main), ils ont tous une âme. D’ailleurs, chacun présente des petites particularités, des jolis “défauts” qui font qu’ils sont tous uniques.

On est loin des mugs fabriqués en grande série que l’on trouve dans le commerce. Ils sont faits avec des matériaux trouvés à proximité de leur lieu de fabrication en Espagne et sont de grande qualité. Leur brillance et leurs couleurs résistent au temps et au feu. Et comme on adhère totalement aux valeurs de l’artisan qui nous les a fabriqués, on ne peut qu’être fiers de vous les proposer.

Nos casquettes et bonnets

Les fournisseurs de nos casquettes et bonnets sont italiens et anglais. Cependant, les produits eux-mêmes sont les seuls de notre collection qui ne sont pas fabriqués en Europe mais en Chine. Cinq moi après notre lancement, nous sommes toujours à la recherche de fabricants de casquettes en France… et même en Europe. Nous ne trouvons pas, pour le moment, de compromis satisfaisants qui nous permettent de vous proposer des tarifs abordables tout en respectant nos exigences en terme de qualité. En attendant, parmi nos différents modèles, si vous cherchez un modèle plus éco-responsable que les autres, la Recy Trucker est entièrement fabriquée en matériaux recyclés.

Nos patchs, cartes et étiquettes

Aub Vignette, à Troyes, fabrique les étiquettes de nos bonnets et les patchs de nos casquettes, comme celui de la casquette Nature Inspired. Nos bonnets et casquettes sont ensuite brodés par Blues Brodeurs, un atelier de broderie et de sérigraphie situé à côté de chez nous en Isère.

Les cartes sur lesquelles nous vous écrivons un petit mot à la main sont imprimées sur du papier recyclé de qualité par la Manufacture d’histoires des Deux Ponts en Isère. Nous vous écrivons avec un crayon de papier. Vous pourrez ainsi effacer notre texte pour pouvoir réutiliser la carte. Nos cartons d’emballage sont également recyclables car nous souhaitons éviter au maximum le plastique.

…inspirée par la nature et l’aventure…

En 2018, nous avions créé ce site pour partager nos petites aventures sauvages en famille. Nous avons toujours été convaincus qu’être dehors, par tous les temps, apporte un équilibre indispensable au bien être de tous. Aujourd’hui, nous avons associé nos compétences pour faire de Petit Bivouac une marque de mode inspirée de nos aventures dans la nature.

Notre marque porte fièrement nos valeurs et concrétise encore davantage notre besoin de nature. À l’opposé de la fast fashion, nous proposons une ligne de vêtements et d’accessoires de qualité que nous voulons durables et transmissibles de générations en générations.

Nous nous inspirons de nos petites aventures dans la nature pour concevoir nos graphismes. Chacun d’eux possède une histoire qui lui est propre que vous pourrez découvrir sur la fiche du produit.

…engagée pour la faune sauvage

Pour 2022, nous avons décidé de nous engager à reverser 1% de notre chiffre d’affaires directement à l’ASPAS, Association de Protection des Animaux sauvages. Celle-ci agit concrètement sur le terrain pour la protection de la faune sauvage.

Dès le lancement de notre marque en 2019, nous avons souhaité nous engager pour protéger ce qui nous inspire. Chaque achat réalisé sur notre boutique permet ainsi de soutenir une association que nous avons sélectionnée pour son implication très concrète sur le terrain : l’ASPAS.

Association totalement indépendante, l’ASPAS se bat contre toutes les atteintes faites à la faune sauvage à travers sa communication, ses combats juridiques et ses actions sur le terrain (comme l’achat de parcelles rendues à la nature).

Baignades sauvages en France

Les baignades sauvages sont celles que l’on fait dans les endroits secrets, oubliés du monde. Partir à la recherche de ces lieux situés en France, parfois même à deux pas de chez nous, peut être vécu comme une micro aventure qui revient à chercher un trésor précieux. Lors des mois chauds d’été, nous aimons nous lancer dans la quête de baignades sauvages plus ou moins accessibles. Et parfois, il nous arrive de tomber sur de véritables petits paradis. On vous explique comment trouver les vôtres.

Comment trouver des baignades sauvages en France

Il y a plusieurs façons de trouver les endroits pour pour les baignades sauvages en France. Tout d’abord, bien sûr, localiser sur une carte IGN ou sur Google map les rivières et points d’eau à proximité de l’endroit où vous souhaitez vous rendre.

Ensuite, comme pour la recherche d’un bivouac, passez en mode Satellite et observez de près, puis en mode Street View si cela est possible. Si une route coupe le cours d’eau que vous suivez, cherchez les ponts. Il y a très souvent des accès à l’eau vers les ponts. Vous pouvez également repérer les coudes des rivières, c’est souvent là que se forment des plages.

Si vous êtes en vacances quelque part et que vous ne connaissez pas l’endroit, pensez à interroger les locaux. Ils ont souvent des tas de petits spots secrets qu’ils vous donneront sans problème si vous leur semblez respectueux des lieux.

Une autre astuce est d’utiliser la super appli Géocaching. Souvent alimentée par les gens du pays qui aiment partager leurs petits coins secrets, on a parfois trouvé, grâce à elle, de véritables pépites.

Pour finir, mais on aurait pu commencer par là aussi, le super livre Baignades Sauvages en France de Daniel Start est une véritable bible des petits coins de baignades sauvages de notre beau pays. Nous, on le trimballe partout où on va !

Comment s’équiper pour les baignades sauvages

Avec des bonnes chaussures

Si vous avez jeté votre dévolu sur un point de baignade sauvage accessible uniquement à pied, équipez vous de bonnes chaussures de randonnée étanches. De manière générale, pour marcher en forêt, en montagne ou le long des rivières, des chaussures de marche sont plus adaptées que des baskets. Vous ne glisserez pas sur les rochers et minimiserez ainsi les risques d’une entorse.

Et des chaussons de rivière

Fred n’en utilise jamais, mais moi j’aime bien prendre des chaussons étanches avec moi. Pour commencer, ça me protège les pieds des cailloux pointus, des branches ou de tout autre objet coupant sous l’eau. Et puis, ça ne prend pas beaucoup de place et c’est vraiment plus confortable pour marcher au bord quand c’est vaseux. Les enfants aussi apprécient !

Sans oublier une serviette

En microfibres ou, à défaut, un paréo, elle ne prendra pas beaucoup de place dans votre sac et c’est bien pratique pour se sécher. En plus de la serviette, on prend bien sûr de la crème solaire et une petite trousse à pharmacie bien utile en cas de blessure.

Quelques mesures de prudence à tenir

Un peu de prudence s’impose tout de même, car les baignades sauvages ne sont pas surveillées ! Gardez en tête que les cours d’eau peuvent changer brusquement de niveau, surtout si vous êtes sous un barrage. Ne vous baignez jamais dans un endroit où le courant vous semble trop fort, ou bien sûr, si un panneau l’interdit. Et soyez attentifs aux trous d’eau, comme nous le fait remarquer très justement Céline sur notre page Facebook, il faut “ faire attention à certains endroits style les gravières, où on peut avoir pied et un mètre plus loin avoir plus de six mètres de profondeur.”

Pour finir, on revient de l’Ardèche où on a découvert une belle petite rivière avec des plages sauvages et isolées comme on les aime. On vous laisse chercher son nom ? Un indice… ces jolies vasques et cascades translucides vous feront de l’œil… À vous de jouer à présent !

Une fondue dans la neige pour le dîner

Vous préférez vous promener la journée afin de rentrer avant la nuit ? Vous pensez certainement qu’il fait trop froid pour sortir le soir en hiver. Et bien pas nous ! Si vous vous organisez un peu, sortir en fin de journée vous permet de vivre des soirées vraiment sensationnelles. Alors après la raclette dans une cabane et l’apéro au champagne dans la forêt, on vous emmène de nouveau dehors pour le dîner. Et ce soir au menu, ce sera une fondue dans la neige !

Où aller ?

Aller dîner une fondue en pleine nature dans la neige est une idée toute simple mais à laquelle, une fois qu’on y a goûté, on repense régulièrement avec une seule envie… Celle de recommencer !

Pour ce genre de soirée, on aime trouver un endroit sauvage mais bien dégagé avec une jolie vue et qui nécessite peu de marche d’approche. En effet, pour aller manger une fondue dans la neige, il faut quand même emporter tout un tas de trucs pas vraiment légers. Alors moins on marche, mieux c’est. Pour trouver le meilleur endroit, remémorez vous les balades que vous avez déjà faites en journée.

Pourquoi faire ça ?

Parce que manger une fondue dehors dans le froid, c’est avoir l’impression de déguster le meilleur des dîners. Parce que la nuit tombe sur la nature autour de vous et que vous êtes seuls, en famille ou entre amis face à la plus belle vue du monde. Parce que cela reste des souvenirs que vous n’êtes pas prêts d’oublier. Voilà, c’est simple, beau et bon… Alors pourquoi ne pas le faire ?

Comment procéder ?

Si vous voulez faire un feu, il faudra d’abord penser à chercher un endroit où vous pourrez être sûr de trouver du bois mort. Prévoyez également d’emporter du journal et du petit bois léger comme de la cagette. En effet, en hiver, même mort le bois peut être assez humide.

Nous utilisons le fire bowl portable en inox UCO pour limiter l’impact de notre feu sur le sol. Nous ajoutons par dessus une grille de barbecue pliable afin de poser la casserole sur le feu. Cependant, si vous ne faites pas de feu, vous pouvez tout à fait faire la fondue avec un réchaud à gaz.

Pour la recette, vous pouvez acheter la fondue déjà râpée et conditionnée en sachet. On en trouve facilement en grande surface. Mais vous pouvez également la préparer vous même ! A vous d’adapter la recette à vos goûts. Le mieux reste tout de même de râper le fromage plutôt que de le couper en cubes, ça fond plus vite.

Ensuite, une fois que les braises ont bien pris. Faites chauffer un verre de vin blanc (quantité à adapter) et ajoutez le fromage à faire fondre en remuant sans cesse avec une spatule en bois.

Quoi emporter ?

Dans le sac à dos, répartissez vous les choses suivantes :

  • Sachet de fondue aux fromages
  • Des cubes de pain sec déjà coupés
  • Une spatule en bois (pour éviter de rayer le fond de la casserole)
  • Bouteille de vin blanc
  • Bacon, jambon, saucisson, cornichons, etc…
  • Thermos de thé, tisane, eau…
  • 1 grille pliable de barbecue ou un réchaud à gaz si vous ne faites pas de feu
  • 1 fire bowl pour ne pas abîmer le sol si vous faites un feu ou le mini poêle de bivouac que vous avez fabriqué vous même !
  • 1 casserole qui ne craint pas grand chose (elle va brunir définitivement sur le feu)
  • Des piques à fondue
  • 1 lampe frontale par personne
  • 2 sacs poubelle (1 pour les déchets et 1 pour ramener les ustensiles sales)

À présent à vous de jouer ! Envoyez nous une petite photo pour partager avec nous ce joli moment si vous décidez de vous lancer. Vous verrez, vous ne regretterez pas ! Quant à moi, ça y est, je n’ai qu’une envie : celle de recommencer ! 😋

Une raclette dans une cabane en forêt

L’automne vous angoisse avec ses soirées trop courtes, son froid incisif et ses pluies à rallonge ? Voici une petite aventure à vivre qui devrait vous réchauffer l’estomac et le cœur afin de vous réconcilier avec cette saison. On vous emmène faire une belle balade en forêt avec, à la clé, une bonne petite raclette à la bougie à déguster à l’abri d’une cabane.

Pour notre toute petite aventure, nous avons embarqué nos deux plus jeunes enfants de 8 et 12 ans. À cet âge là, tout est magique et la moindre balade du dimanche prend des tournures d’aventure extraordinaire. Surtout que nous les avions emmenés quelques jours auparavant voir l’avant première du film Marche avec les loups de Jean-Michel Bertrand. Dans ce superbe film, le réalisateur se prépare des petites raclettes à la bougie dans des endroits incroyables : une grotte, une cabane… Il ne nous en fallait pas plus pour nous mettre l’eau à la bouche et cette idée en tête de vivre, nous aussi, notre petite aventure le temps d’une raclette à la bougie dans une cabane en forêt.

Par où commencer

L’hiver dernier, nous avions déjà mangé une fondue dans la neige après avoir construit un igloo avec les enfants, mais bizarrement, nous n’avions pas encore pensé à la raclette à la bougie dans une cabane. Ni une ni deux et un tour sur Google plus tard, je trouvais donc sur le net les petits appareils à raclette pliables que Jean-Michel Bertrand utilise dans son film. Le lendemain, j’en achetais quatre.

Pour vivre notre aventure, nous connaissions déjà notre cabane et le chemin d’approche. Nous sommes donc partis en fin de matinée afin de rejoindre notre cabane pour le déjeuner. Nous voulions prendre notre temps, profiter à fond de ce moment en famille. Nous avions aussi prévu de redescendre avant la nuit.

La première chose que vous devez donc faire pour aller manger une raclette dans une cabane en forêt est de trouver votre cabane. Ce sera ainsi l’objectif de votre balade. Et si vous ne savez pas comment en trouver une près de chez vous, on vous explique tout dans cet article.

Conseil : Vous pouvez également partir dans l’après-midi, afin de dîner dans la cabane et rentrer dans la nuit. Attention cependant, si vous optez pour cette solution, de bien vérifier que le trajet du retour sera aussi facile et sécurisé que l’aller… surtout dans le noir.

Une fois dans la cabane

Une fois arrivés dans notre jolie petite cabane, nous avons donc commencé par nous installer et allumer nos bougies. En effet, dans les cabanes en forêt, nous n’avons encore jamais trouvé d’électricité… surtout qu’elles sont souvent bien cachées sous les arbres ! Des panneaux solaires ne seraient alors pas d’une grande efficacité… Soyez donc prévoyants et pensez à apporter l’éclairage.

La plupart des cabanes que vous trouverez en forêt sont entretenues par des propriétaires privés ou des associations. Les plus jolies et accueillantes sont équipées à minima d’un poêle, d’une table, de chaises, d’une scie et d’un balais. Soyez consciencieux par respect pour les propriétaires des lieux et pour les prochains, ne dégradez rien. Prenez soin de cet abri comme si vous étiez chez vous. Rangez et nettoyez après votre passage, remplacez le bois que vous utilisez et ne laissez aucun détritus. Vous pouvez également témoigner de votre passage avec un petit mot ou un dessin dans le cahier s’il y en a un et laisser vos bougies pour les suivants, si elles sont encore utilisables.

Liste des choses à emporter dans la cabane :
Un paquet de grandes bougies
Du papier journal (pour allumer le feu s’il y a un poêle)
Un sac poubelle (On ne laisse aucun déchet derrière soi bien sûr !)

Et pour la raclette ?

Une vraie bonne raclette, c’est bien sûr du bon fromage, mais aussi des pommes de terre et de la charcuterie. Alors afin de simplifier les choses, j’avais déjà fait cuir les pommes de terres épluchées à la vapeur et les avais transportées dans un petit récipient isotherme. Pour le fromage, j’avais également imaginé jouer le jeu de ne prendre que du fromage originaire du massif sur lequel on allait se rendre. Et puis comme finalement on a hésité jusqu’au dernier moment entre partir dans le Vercors ou aller en Chartreuse, au final, j’avais pris des deux : du Bleu du Vercors et de la Tomme de Chartreuse. Pour la boisson, le vin n’est pas obligatoire. N’oubliez pas non plus qu’il vous faudra porter tout ça ! En revanche, avec la température ambiante, soyez sûr que vous apprécierez davantage un bon thé ou une tisane bien chaude !

Voici la liste des choses à emporter pour une raclette réussie dans une cabane en forêt :

Des poêlons à raclette pliables
Deux bougies chauffe-plats par poêlons
Du fromage (Raclette, Bleu du Vercors, Tommes, Morbier, Reblochon… )
Des pommes de terre déjà cuites dans un récipient isotherme
De la bonne charcuterie
Des assiettes ou bols en inox (pas de plastique please)
Des verres en inox ( Ceux là sont superbes, solides et pratiques )
Des couverts non jetables (toujours pas de plastique please)
Un grand thermos d’eau chaude
Des sachets de thé, tisanes, café, sucre…
Des fruits pour le déssert
Du chocolat et du pain pour le goûter

Pourquoi vivre cette aventure ?

Parce qu’aller manger une raclette dans une cabane en forêt est une petite aventure facile à faire avec des enfants et qui vous assure de belles sensations. En bref, ça fait du bien à tout le monde. En effet, quand les journées raccourcissent, le moral en prend souvent un coup. Alors se confronter à la nature dans ces moments où elle est la plus sauvage et y trouver un abri réconfortant, c’est une petite dose de bonheur pur et simple qui agit directement sur votre mental.

Malgré le froid vif qui règne dans la cabane, l’ambiance de la lueur des bougies et la chaleur du poêle réchauffe immédiatement les corps, les cœurs et les esprits. Bref, vous verrez, c’est le pied pour tout le monde ! Car si votre cabane est également équipée d’un poêle avec une réserve de bois sec, comme la notre, il n’y a rien de plus appréciable pour se réchauffer.

Conseil : lorsque vous allez choisir votre cabane, le critère de la présence d’un poêle, tout comme la proximité d’une source en été, est un élément à ne pas négliger.

S’équiper pour partir en forêt en automne

Vous partez pour un moment dans le froid. Il faut donc bien vous y préparer avec un équipement adapté. L’automne, c’est aussi une belle saison pour les champignons, alors n’hésitez pas à profiter d’un moment pour aller explorer les alentours de la cabane. Pensez en effet à prendre au moins un sac pour votre cueillette, vous pourriez y trouver de quoi agrémenter joliment votre raclette.

Voici une liste de l’équipement idéal pour vivre cette petite aventure :

Sous-vêtements techniques d’hiver
Polaire
Micro doudoune
Veste imperméable et coupe vent
Pantalon de randonnée chaud
Gants (+ 1 paire de rechange pour les enfants qui finissent toujours par les mettre dans l’eau, la neige ou la boue…)
Bonnet
Chaussettes chaudes (très important pour tous ! Ça peut vous sauver la sortie car le froid monte par les pieds… Moi j’ai celles-là, elles sont magiques, peu épaisses et toutes douces, elles gardent bien mes pieds au chaud. )
Bonnes chaussures de marche étanches
Bonnes lampes frontales (dans la cabane, il fait très sombre. Vérifiez vos piles avant de partir)
Un couteau – Le mien ne me quitte jamais !
Un sac ou panier pour les champignons
Un carnet
Feutres, stylos, crayons..

Et voilà ! A présent, n’attendez pas que la neige éloigne les cabanes et les rende plus difficiles d’accès. Partez vite à l’aventure ! N’hésitez pas à venir nous raconter la votre ici, sur notre page Facebook ou sur Instagram.

Comment voir des animaux sauvages en France

Même sans être un naturaliste aguerri, observer des animaux sauvages dans leur milieu naturel n’est pas chose impossible lorsqu’on connait et que l’on respecte certaines règles. La première est d’accepter qu’en pleine nature, nous ne sommes qu’invités. En effet, le spectacle n’a lieu que si les acteurs le veulent bien…

Toutes les photos d’animaux de cet article ont été prises par Fred en milieu naturel, sans appâts ni trucages. Certaines d’entre elles résultent de plusieurs années de recherches sur le terrain. Aucune n’est libre de droit.

Pour augmenter les chances de voir un animal sauvage dans son milieu naturel, il faut d’abord s’intéresser à lui. En effet, comme vous, les animaux ont des territoires, des habitats et des habitudes qu’il vous faut apprendre à découvrir. Et oui, ils ont beau vivre en liberté, leur monde aussi est règlementé. Pour obtenir des indices sur les endroits où chercher les animaux que vous voudriez voir, interrogez vous sur leurs modes de vie, ce qu’ils mangent et où ils dorment. Pour cela, il existe tout un tas de livres qui vous permettront de vous renseigner sur les espèces qui vous intéressent. 

Chercher les indices de présence animale

Les animaux laissent des empreintes dans les sols mous comme la boue, mais aussi le sable ou la neige. En balade, amusez-vous à repérer les indices de présence animale en lisant les passages boueux, les abords de mare. Attention de ne pas marcher au milieu pour ne rien effacer des empreintes qui s’y trouvent. Selon leur forme, vous pourrez identifier l’animal qui les a laissées. Sur le terrain, nous emmenons un super outil, l’éventail à empreintes. Les enfants adorent l’utiliser pour identifier les empreintes qu’ils trouvent.

Si vous regardez bien autour des empreintes, vous trouverez également certainement d’autres traces de leur présence : crottes, plumes, poils, pelotes, troncs grattés, traces de boue sur les arbres, terre remuée, sentes, galeries… En fait, des indices de présence animale, il y en a partout.

Se camoufler dans la nature

S’il est si difficile de s’approcher des animaux, c’est parce qu’ils perçoivent les humains comme des prédateurs. Ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraitre, un chevreuil ne s’enfuira pas à l’approche d’un renard ou à la vue d’une voiture, mais il détalera sur le champ s’il voit quelqu’un en sortir.

Pour s’approcher au plus près des animaux, il faut donc se vêtir avec des couleurs proches de celles de la nature. Les tenues camouflages permettent de casser la silhouette humaine aux yeux des animaux. Cependant, en période de chasse, évitez de vous camoufler totalement pour aller observer les animaux en forêt. Cela pourrait être très dangereux pour vous. Ce sont les parties orange fluo ajoutées dans leurs tenues camouflage qui permettent aux chasseurs de s’identifier entre eux. En effet, le orange est perçu comme une couleur terne par les mammifères comme le sanglier. Et en hiver, pour observer des animaux dans la neige… et bien habillez-vous en blanc !

Approcher lentement en silence

Marchez lentement, en choisissant de poser vos pieds sur les zones les plus molles du sol. Eviter les feuilles sèches, les branchages ou tout ce dont les craquements trahiraient immédiatement votre présence. Mais le plus important, lorsqu’on veut voir des animaux, est de se taire absolument et de ne communiquer que par signes. Les animaux ont, en effet, une ouïe bien plus fine que la nôtre.

Depuis qu’ils sont tout jeunes, nos enfants nous suivent dans nos explorations. Ils ont pris l’habitude à présent de se taire dans la nature et de se déplacer en faisant le moins de bruit possible sans qu’on ait besoin de le leur demander. C’est comme un réflex. Et entre nous, c’est aussi un bon moyen d’apaiser les tensions quand ils se bataillent à la maison. Et hop, une petite virée dans la nature et on n’entend plus personne ! L’observation des animaux est une école de la patience. Sauf un gros coup de chance, elle ne peut pas se faire dans la précipitation.

Entre nous : Il nous est arrivé d’avoir ce gros coup de chance. Un soir d’automne, nous rentrions en voiture sur une petite route forestière dans le Jura. Il faisait déjà nuit. Nous sommes tombés face à deux jeunes lynx avec leur mère. Ils venaient tout juste d’attraper un chevreuil. Nous avons pu les observer un long moment en train de manger la carcasse à quelques mètres de nous avant de nous décider à les laisser tranquilles.

Rester sous le vent

Dans la nature, notre odeur alerte très vite les animaux qui nous craignent. Si vous voulez avoir une chance de voir des animaux sauvages, évitez donc le parfum, l’anti-moustiques et tout ce qui pourrait alerter les sens olfactifs surdéveloppés des bestioles autour de vous. Pour des raisons évidentes, afin d’éviter de vous signaler, vous devez donc vous déplacer dans le sens contraire au vent. Cela signifie que l’approche d’un animal peut prendre parfois plusieurs heures. Dans l’idéal, si vous savez où il se trouve parce que vous l’avez aperçu de loin ou que vous l’avez entendu, vous devez d’abord prendre la direction du vent et déterminer ensuite votre itinéraire en fonction de celle-ci pour l’approcher. Il vous faudra parfois faire de gros détours…

Observer les animaux

Si vous débutez dans l’observation, il y a peu de chances pour que vous puissiez vous approcher très près des animaux. En général, c’est parce que vous sous estimez leur capacité à détecter votre présence et qu’ils vous ont repéré avant vous. Si chaque espèce accepte de se laisser approcher jusqu’à une certaine distance qui lui est propre, cela dépend pour elle de sa rapidité à fuir. Pour les animaux, il s’agit de survie. Pour approcher au plus près des animaux sauvages, il faut donc procéder par étapes. Avancer à couvert et sous le vent, attendre que la vigilance de l’animal retombe, avancer de nouveau de quelques pas, etc…

Depuis toujours, nos enfants nous accompagnent dans nos observations. Ils ont pris l’habitude de se déplacer lentement et en silence pour approcher les animaux au plus près.

Pour maximiser les chances de voir des animaux sauvages, restez à distance et utilisez des jumelles bien lumineuses. Les jumelles sont un outil indispensable pour repérer et observer des animaux. En effet, c’est souvent à l’aube ou au crépuscule qu’il se passe le plus de choses. Guettez les lisières de forêt, il n’est pas rare d’y voir des chevreuils brouter dans les champs. Si vous repérez les mêmes animaux, aux mêmes heures et aux mêmes endroits les jours suivants, il y a des chances pour que vous puissiez les approcher. Les sentes sont aussi un bon indice de présence animale. Ce sont les passages que les animaux tracent dans la forêt pour circuler. Si vous restez caché à proximité et que vous attendez en silence, vous avez des chances de voir passer un ou plusieurs animaux sur la sente.

L’affût est une technique qui vous permettra de les observer de plus près et plus longtemps sans les déranger. Pour cela, il vous faudra revenir à cet endroit mais en ayant pris soin d’arriver plus tôt dans l’après-midi. Cela vous laissera le temps de vous cacher. Vous n’avez pas forcément besoin de matériel. En vous asseyant contre un arbre ou un rocher ou si vous vous allongez derrière un buisson, votre silhouette ne sera pas détectée par les animaux. Par contre, il ne faut pas bouger.

Si vous voulez être un peu plus à l’aise, vous pouvez poser une petite tente ou vous couvrir avec un filet camouflage. Vous pouvez même fabriquer un abri avec des branches et du feuillage. Pensez surtout à vous positionner afin de ne pas être dans le vent par rapport à l’endroit où vous pensez voir sortir les animaux. Une fois installé dans votre affût, il faudra attendre plus ou moins longtemps. Parfois, il vous faudra attendre très longtemps et souvent pour rien. Vous ne devrez pas faire de bruit ni bouger pour que les animaux ne perçoivent pas votre présence. C’est ainsi que les photographes animaliers parviennent à prendre de jolies photos.

Écouter les animaux

Ce n’est pas forcément évident de les différencier quand on ne connait pas le cri des animaux. Il existe des enregistrements qui permettent d’apprendre à les reconnaitre. Parfois, ils ont des cris très surprenants.

Entre nous : me concernant, il a fallu que je rencontre Fred pour qu’il m’explique que les aboiements que j’entendais parfois dans la forêt n’étaient pas ceux d’un chien, mais bien ceux d’un chevreuil surpris ou inquiet qui alertait de ma présence !

Chaque année entre le 15 septembre et le 15 octobre environ, c’est le brame du cerf. A cette période, pendant laquelle le cerf est en rut, on entend son cri raisonner dans toute la forêt. L’automne est aussi une période qui s’annonce pleine d’aventures et de découvertes dans une nature encore plus sauvage vêtue de jolies couleurs flamboyantes. Ecouter les cerfs est souvent l’occasion, pour nous, de soirées sauvages en famille et de sensations fortes dans la nuit comme dans cette petite vidéo, tournée il y a quelques années.

Quels animaux voir

Dans la montagne

Le terrain montagnard est propice au camouflage de certaines espèces qui sont passées maîtres dans l’art. C’est le cas des hermines, lagopèdes ou lièvres variables dont le pelage ou le plumage change de couleurs pour s’adapter aux saisons. Si ces animaux sont très difficiles à voir pour ceux qui ne sont pas renseignés et préparés à les trouver, d’autres sont beaucoup plus accessibles. A commencer par la marmotte, les mouflons, les chamois et les bouquetins que vous apercevrez sur les flancs rocailleux et les alpages.

Que voir : Vautours, gypaètes, aigles, marmottes, bouquetins, chamois, mouflons… et plus difficiles à voir : hermines, lagopèdes, lièvres variables, tétras, loups…

Dans la forêt

Il est souvent opportun de tomber sur un animal sauvage dans la forêt au détour d’un chemin. La silhouette d’un sanglier qui traverse une allée à toute vitesse ou les fesses d’un chevreuil qui disparait en quelques bonds sont des images que beaucoup d’entre nous ont pu voir au cours d’une balade en forêt. En revanche, observer longuement des animaux en forêt sans être vus par eux peut sembler plus difficile. La forêt est en effet un territoire dense dans lequel on se fait aisément remarquer.

Que voir : Chevreuils, cerfs, oiseaux, blaireaux, martres, sangliers, écureuils, rongeurs… et plus difficile : lynx

Dans la campagne

Regardez bien, le soir, à la lisière des forêts. Les animaux sortent des bois à la tombée de la nuit. Vous pourriez voir des chevreuils, cerfs ou biches. Au milieu des champs, il n’est pas rare non plus de voir des renards qui se baladent truffe collée au sol à la recherche de nourriture. Et si vous avez lu cet article, vous savez à présent qu’il y a de fortes chances pour que vous les revoyez souvent aux mêmes endroits.

Que voir : renards, Sangliers, cerfs, chevreuils, chats sauvages…

En mer

Beaucoup d’animaux marins sont visibles également en France. Mais comme pour les oiseaux, cela mériterait plus qu’un article rien que pour ce sujet. Pour notre part, nous avons eu la chance d’apercevoir des dauphins et des rorquals communs lors de traversées France – Corse en ferry en été. Nous adorons également parcourir les sentiers marins qui nous permettent de découvrir la faune et la flore aquatique de Méditerranée avec masques et tubas. Par contre, on n’a pas encore vu les les phoques de la Baie de Somme. ..

Et les animaux semi sauvages…

Les Pottoks basques sont des poneys rustiques qui vivent en liberté dans les massifs de la Rhune, de l’Artzamendi, du Baïgura et de l’Ursuya. Ils se laissent assez facilement approcher mais plus rarement toucher. Les marmottes du Lauvitel ou du sentier des marmottes dans le Queyras sont tellement habituées à l’hommes qu’elles se laissent approcher facilement. Il ne faut pas nourrir ces animaux afin de ne pas les dénaturer.

Voir des animaux sauvages depuis sa voiture…

C’est possible ! Et surtout si vous habitez à la campagne. Les animaux sont bien souvent moins inquiétés par une voiture que par une silhouette humaine. Si vous faites un petit tour en voiture à la tombée de la nuit, guettez les lisières des bois et les champs. Vous y verrez à coup sûr des chevreuils, renards, sangliers ou chats sauvages à la recherche de nourriture.

Il existe encore bien d’autres animaux dans la nature que l’on peut voir facilement. Les insectes et les batraciens en font partie et sont tout aussi passionnants à observer. Observer les animaux sauvages est une belle aventure à vivre en famille avec des enfants. Le monde sauvage est à portée de celui qui apprend à le voir et à le respecter. Et ces valeurs de respect sont parmi les choses les plus précieuses à transmettre à nos enfants.

Vidéo : découvrez, sur le terrain, les astuces et bons conseils de Marc Jardot, photographe animalier du Haut Doubs.

Comment trouver des champignons dans la forêt

Vous faites partie de ceux qui adorent l’idée de se nourrir avec ce que la nature sauvage nous offre de meilleur. Mais vous êtes plus à l’aise pour repérer les chanterelles dans les supermarchés que dans la forêt. C’était mon cas avant que je ne rencontre Fred. Au fil des balades, en l’observant, j’ai compris pourquoi je ne trouvais jamais de champignons dans les bois. Voici donc le résultat de presque vingt ans d’observation sur le terrain… Puissent ces quelques conseils vous aider à remplir, vous aussi, vos paniers.

Comment s’équiper pour trouver des champignons ?

Pour trouver des champignons, il vous faut un petit équipement de base :
– Des chaussures de marche
– Un pantalon solide de rando pour vous protéger des buissons, ronces et tiques


– Un sac à dos dans lequel vous mettrez :
– Votre téléphone
– Une veste coupe vent
– Un couteau Petit Bivouac (il parait que nos couteaux portent chance 😉 )
– Un guide des champignons
– Quelque chose à grignoter
Une gourde


En option, vous pouvez prendre aussi…
– Une boussole
– Une carte IGN de l’endroit où vous allez


Et pourquoi ne pas laisser dans le sac une couverture de survie… Ça ne prend pas de place et ça peut toujours être utile. Personnellement, je me suis déjà perdue en cherchant des champignons dans une forêt de montagne que je croyais connaitre un peu (voir témoignage plus bas). Je n’ai pas gardé un très bon souvenir de ce moment où je m’étais résolue à passer la nuit assise contre un tronc sous la pluie.

Suite à cette mésaventure, j’ai d’ailleurs appris par un gendarme du PGHM qu’une grande partie de leurs interventions en automne consiste en effet à aller récupérer des cueilleurs de champignons égarés dans la montagne… comme quoi, une couverture de survie, ça peut toujours servir.

“Aujourd’hui, je me suis perdue dans la forêt pendant presque deux heures. On était partis trouver des champignons et Fred m’avait laissée pour aller pister un énorme cerf. N’ayant pas suivi ses consignes pour retrouver le chemin, je me cassais la figure tous les dix mètres tellement j’étais fatiguée. Descendue trop bas dans la pente, j’ai longé le torrent un moment et tourné en rond au milieu des fougères et des arbres sans retrouver le sentier.

Au début pas trop inquiète, j’ai commencé à angoisser en voyant la lumière baisser sérieusement avec l’heure qui tournait. Sans réseau téléphonique, je m’étais résolue à l’idée de passer la nuit au pied d’un arbre sous la pluie. Et puis finalement, j’ai refusé d’abandonner. Je suis revenue sur mes pas en remontant le torrent jusqu’à voir apparaître mon salut entre deux troncs, sous la forme d’un petit bout coloré de clôture électrique d’un parc à moutons. Il faisait presque nuit noire. “

Vis ma vie de cueilleuse de champignons étourdie – octobre 2016

Mais surtout, pour trouver des champignons, n’oubliez pas de prendre un panier, une besace, un sac filet ou autre. C’est bête, mais si vous partez sans, en toute logique, vous reviendrez sans champignons aussi… Le mieux est de s’assurer que les champignons ne s’écrasent pas les uns sur les autres. Opter pour un panier est surtout valable si votre terrain de cueillette est peu pentu et suffisamment aéré pour que vous puissiez circuler aisément entre les arbres.

Astuce : Pour nous qui cueillons les champignons dans les forêts de montagne, denses et accidentées, un panier n’est pas ce qu’il y a de plus pratique à transporter. Alors, pour ceux qui se vont se retrouver dans des endroits similaires, un sac en filet qui se ferme vous évitera d’éparpiller votre récolte. Il m’est en effet déjà arrivé de laisser échapper des magnifiques bolets qui ont dévalé la pente à 45 degrés au sommet de laquelle je venais d’arriver. Donc un sac qui ferme… c’est toujours une bonne idée.

Sur le terrain, par où commencer ?

Un des premier truc à savoir pour trouver des champignons : il faut sortir des chemins balisés et s’enfoncer dans la forêt lointaine (celle où on entend le coucou qui répond au hibou). En effet, sachez-le, on ne trouve pas de champignons des bois le long des allées comme au supermarché. Sinon, ce serait trop facile. Vous allez devoir quitter le sentier pour explorer le sous-bois. Vous aurez plus de chances d’en trouver dans des endroits où les gens ne vont pas ou peu.

Repérez les vieux troncs couchés, les souches, la mousse, les cours d’eau, les gouilles (petites mares)… ça c’est facile à trouver. Avant, je ne savais pas où chercher. Je regardais le sol un peu partout au hasard. En fait, sous les vieux troncs couchés, et plus particulièrement aux endroits où ils sont en contact avec la terre, au creux des souches ou dans la mousse… vous pourrez souvent trouver des champignons.

Apprenez à identifier les arbres car les champignons leur sont étroitement liés. Vous saurez ainsi distinguer les champignons qui ne poussent que sous les feuillus, ceux qui poussent uniquement sous les conifères et ceux qui poussent indifféremment sous les deux types d’arbres. Par exemple, les cèpes et bolets poussent sous les châtaigniers, les hêtres, les chênes, mais aussi les pins, les épicéas, les mélèzes… Les chanterelles et trompettes des morts poussent sous les feuillus et les conifères mais les pied-de-moutons préfèrent les hêtres…

Pour vous aider à apprendre à reconnaitre les arbres, téléchargez et imprimez la clé d’identification des feuillus et résineux créée par l’ONF ci-dessous. Vous pourrez ainsi l’emporter avec vous en forêt.

Enfin, je trouve plus facile de déterminer à l’avance quels champignons vous allez chercher. Personnellement, j’ai tellement de mal à les repérer que je suis presque obligée de me concentrer sur un seul type de champignon. Lorsque Fred en trouve, je lui demande de me les montrer avant de les ramasser. Je mémorise ainsi leur couleur et leur forme au sol depuis ma hauteur. Ensuite, c’est un peu comme un jeu, mais pas vraiment d’enfant. Pour trouver des champignons, avancez méthodiquement en gardant les yeux rivés au sol. Quadrillez le terrain de manière organisée pour ne pas revenir par erreur sur vos pas. Vérifiez quand même régulièrement que vous savez où vous vous trouvez et consultez votre montre afin de ne pas vous perdre.

Attention, dans la forêt il y a pas mal de chances pour qu’il n’y ait pas de réseau téléphonique, alors pour trouver facilement le chemin du retour, référez vous soit à des repères visuels que vous avez pris depuis le moment où vous avez quitté le sentier, soit à votre carte IGN en observant le relief et les cours d’eau. Sinon, comme moi, n’y allez pas seul(e) et restez à portée de voix de votre accompagnateur.

Entre nous : Mon accompagnateur à moi se fiche pas mal de rester à portée de ma voix et quand j’ai le nez collé au sol pour trouver des champignons, j’en oublie assez facilement quelle direction je prends et le temps qui passe… Il est donc fréquent que je me retrouve seule en plein coeur de la forêt à parler avec moi-même. Du coup, maintenant, j’attends patiemment qu’il réapparaisse. Ça prend parfois un peu de temps, mais jusqu’à présent, il est toujours revenu me chercher. Enfin, s’il lit ces lignes, il sait maintenant comment se débarrasser de moi, si je le soule trop… 😬 Donc si vous partez avec quelqu’un, mettez vous d’accord avant de vous séparer sur l’attitude à adopter dans le cas où vous vous perdriez de vue.

Quels champignons ramasser pour débuter ?

Nous ramassons essentiellement les morilles au printemps, les girolles, les cèpes et bolets en été, les chanterelles en tube, chanterelles jaunes, chanterelles cendrées, trompettes des morts, coprins chevelus, pied-de-moutons et Polypore des brebis qu’on appelle aussi Pied-de-chèvres en fin d’été et automne. Cette année, on a aussi ramassé quelques jolies coulemelles.

Pour moi, les meilleurs champignons mais aussi les plus faciles à trouver et à identifier au sol sont les Pied-de-moutons qui ressemblent à des gros pop corn couleur crème. Mais aussi les chanterelles en tube et les chanterelles jaunes qui poussent en grappes sur des secteurs délimités qu’on appelle des taches. Du coup, quand on en trouve un, on en trouve plein autour. En été, les girolles sont également facilement repérables grâce à leur couleur jaune vive et les bolets grâce à leur forme spécifique.

Mais il faut tout d’abord trouver le bon coin et soyez sûrs que malgré ce que vous pouviez penser, celui-ci ne se trouve pas sur Internet. Des coins à champignons, il n’y en n’a pas partout mais ils sont forcément dehors… La bonne nouvelle est qu’une fois que vous en avez trouvé un, vous pourrez y retourner chaque année pour faire votre cueillette.

Les girolles

Quand : de mai à octobre après les pluies orageuses d’été et des températures assez élevées. Attendez une dizaine de jours environ après une grosse pluie d’été.

Où : en sous bois sous les feuillus (bouleaux, chênes, hêtres, etc.) et les résineux. Plutôt sur sol humide où pousse la mousse de bois. Il n’est pas rare d’en trouver cachées sous la mousse.

Sachez qu’une fois que vous en avez trouvé, vous en retrouverez tous les ans au même endroit. Et ça, c’est chouette. Sachez aussi qu’elle ne pousse jamais seule, donc si vous en trouvez une, il y en a forcément autour. Victimes de leur succès, les girolles sont toutefois de moins en moins abondantes. Pour préserver ce champignon, il faut en laisser un peu sur place et ne pas piller le spot. J’ai également lu qu’en coupant les spécimens les plus vieux et en enterrant les morceaux à différents endroits sur le lieu où on les a trouvés, cela permettrait au champignon de mieux repousser l’année suivante. Ça vaut le coup d’essayer.

Les cèpes et les bolets

Quand : de juin à novembre

Où : un peu partout, en sous bois, dans les endroits secs comme humides. Certains bolets poussent dans les champs.

Il en existe de nombreuses sortes alors méfiez vous et soyez sûr de l’identifier à l’aide d’un guide sur les champignons avant de le consommer. Certains ne sont, en effet, pas comestibles. Attention, même s’il n’en n’a pas l’air, il est souvent véreux (remplis de minuscules vers). Pour faire sortir ces indésirables, il suffit de mettre les champignons dans un saladier et de le couvrir de film alimentaire. Les bestioles vont toutes venir vous faire un petit coucou quand elles manqueront d’air.

Les pied-de-moutons et pied-de-chèvres

Quand : de fin août à décembre

Où : un peu partout, sous les feuillus et conifères, dans les endroits secs comme humides.

Pour moi, ce sont les plus faciles à trouver. Ils ressemblent à des gros pop corn couleur crème et peuvent mesurer jusqu’à 8 cm environ. Ces champignons poussent rarement seuls. Ils se rassemblent parfois au point de se souder entre eux. On les identifie de façon certaine en les retournant. En dessous, le chapeau est couvert d’aiguillons et non de lamelles. C’est un très bon champignon. Les pied-de-chèvres sont identiques avec les mêmes aiguillons mais parfaitement blancs et un peu moins bons. Coupez les avec un couteau pour laisser leur pied enraciné et recouvrez le pied coupé avec de la terre.

Les coulemelles

Quand : de fin août à fin octobre

Où : en lisière, dans l’herbe des éclaircies forestières, mais aussi dans les prés peu entretenus, parmi les fougères. Vous en trouverez même parfois au bord des chemins.

Les coulemelles ou lépiotes élevées, peuvent atteindre jusqu’à 40cm de hauteur. En s’ouvrant, le chapeau prend une forme de parasol et peut avoir un diamètre de 30cm. Ce champignon possède un anneau caractéristique qui coulisse sur le pied comme une bague sur un doigt. C’est ainsi que vous l’identifierez de façon sûre. En effet, l’amanite, qui lui ressemble, n’est pas comestible et possède quant à elle un anneau qui ne coulisse pas. Ne prélevez que les jeunes, et ne consommez pas le pied qui n’est pas terrible gustativement parlant.

Les chanterelles et trompettes des morts

Quand : de septembre à décembre

Où : dans les sous bois, le long des troncs d’arbres morts depuis longtemps, au creux des vieilles souches, dans la mousse… dans les coins à pied-de-moutons.

Ce sont de très bons champignons assez difficiles à repérer au sol mais qui ne poussent jamais seuls. Du coup, quand vous en trouvez en général, il y en a plein autour. Parfois vous remplissez vite le panier ! Ils poussent en grappes sur un secteur délimité, parfois tout le long d’une ligne par exemple. Les chanterelles jaunes sont plus facile à repérer grace à leurs pieds fins et jaunes vif. Je les trouve plus facilement sous les vieux troncs morts couchés, dans les souches ou dans la mousse, à proximité d’un ruisseau. Mais elles sont parfois cachées aussi dans les éclaircies forestières sous les hautes herbes.

Pour les prélever, vous pouvez les cueillir en pinçant leur base. Les trompettes des morts sont très noires (plus foncées que les chanterelles cendrées qui sont sur les photos). Les chanterelles jaunes, quant à elles, ont un pied très jaune et plus ou moins large. Quelles soient en tubes, jaunes, cendrées ou trompettes des morts, vous les identifierez à coup sûr, en constatant que le tube est creux. Il doit aussi y avoir des plis, et non des lamelles, sous le chapeau.

Une fois que vous avez repéré un coin à champignons, notez les coordonnées GPS dans un carnet. Indiquez bien le type de champignons que vous avez trouvé et la date. Un de nos amis a ainsi récupéré le précieux carnet de sa grande tante dans lequel elle répertoriait tous les coins à girolles de sa région. Ça aide ! Et quel beau cadeau à transmettre ! 😋

Attention, si vous avez le moindre doute sur leur comestibilité, abstenez vous de consommer les champignons.

À vous : Avez vous d’autres astuces à partager, des champignons que vous seuls ramassez ? Laissez nous un commentaire…

Dans une cabane en forêt sous la pluie

Quand il pleut, on attend souvent enfermés chez soi que la pluie cesse. Mais avez vous déjà essayé de sortir quand même ? Depuis qu’on les emmène goûter dans des cabanes en forêt, les enfants sont toujours d’accord pour nous suivre. Et nous vivons alors de très agréables moments.

Trouver une cabane près de chez soi

En effet, en forêt, il y a des cabanes. Et si vous vous baladez hors des sentiers, vous en croiserez sûrement, où que vous viviez. Ce sont souvent des abris forestiers ou des cabanes de chasseurs. Entretenues par des bénévoles, parfois des associations, elles sont en plus ou moins bon état. Parfois, elles sont si jolies et chaleureuses que le simple objectif de s’y rendre pour y prendre le gouter transforme ce qui pourrait ressembler à une galère en un vrai bon moment.

Pour trouver une cabane près de chez vous, vous pouvez consulter le site refuges.info. Vous pouvez sélectionner les critères pour n’afficher que les cabanes non gardées sur la carte. Vous pourrez ainsi regarder les photos qui accompagnent les fiches descriptives afin de choisir si vous souhaitez vous y rendre.

Toutes les cabanes ne sont pas répertoriées dans ce site et c’est tant mieux. Certaines sont même jalousement gardées secrètes et on comprend pourquoi quand on voit comment elles peuvent être malheureusement dégradées par des personnes peu scrupuleuses.

Cabane en forêt

Une cabane… et après ?

Une cabane c’est bien plus que juste ça. Une fois dedans, on accroche les frontales où on peut pour éclairer. On allume des bougies pour l’ambiance. On sort le thermos de thé ou de chocolat chaud. Parfois, on amène des crêpes qu’on réchauffe avec le réchaud ou le poêle s’il y en a un. Instantanément, l’ambiance devient chaleureuse, à part. On est dans un cocon isolé, protégé du monde.

On peut alors se trouver un petit coin pour lire, dessiner ou somnoler en écoutant le bruit de la pluie qui tombe sur le toit. (ndlr : la blague, c’est qu’il existe même des applis smartphone pour ça !)

Quand on passe un moment dans la cabane, on ne peut s’empêcher d’imaginer y habiter. Les enfants s’y projettent immédiatement, oubliant la maison mais surtout l’école, le travail, le quotidien. On se voit y vivre avec trois fois rien. Et ça nous plaît bien.

S’équiper pour sortir sous la pluie

Si on est bien préparés, sortir se balader sous la pluie permet en effet de vivre une expérience sensorielle bien plus forte que lorsqu’il fait beau. Pour leur donner le goût de ces sorties, nous avons ainsi choisi d’équiper nos enfants avec du matériel et des vêtements aussi qualitatifs et techniques que les nôtres.

Ainsi protégés de l’eau et du froid, nos enfants peuvent profiter à fond de ces sorties pluvieuses en forêt. Et bien souvent, ils s’éclatent beaucoup plus à sauter dans les flaques et courir sur les chemins ravinés par la pluie que lorsqu’il fait beau et sec.

Équipement enfants pour rester au sec sous la pluie :

Accessoires indispensables :

Essayez, vous verrez, ces moments passés dans les cabanes en forêt forgent des souvenirs forts qui vous feront changer de point de vue sur la météo. Et quand vous vous déciderez enfin à quitter la cabane pour rentrer chez vous, vous serez surpris de constater que vos enfants vous demanderont déjà quand est ce que vous y retournerez. Et alors tant pis s’il pleut… ou plutôt tant mieux !

NB : certaines cabanes sont dégradées, taguées ou laissées dans un état insalubre après le passage de gens peu scrupuleux qui n’ont aucun respect pour les autres. C’est lamentable. Si vous décidez, comme nous, de vous rendre dans des cabanes, respectez s’il vous plaît le travail des gens qui les ont construites. Pensez au propriétaire qui la laisse gracieusement ouverte à tous. Imaginez vous ceux qui viendront après vous et qui auront le plaisir de découvrir un endroit accueillant et propre. Emportez vos déchets. Passez un coup de balais. Apportez et laissez sur place des bougies, des allumettes… Participez ainsi à la rendre encore plus accueillante et prenez plaisir à la garder secrète, rien que pour vous.

6 bonnes raisons de sortir même sous la pluie

Il pleut ? Et alors ! Enfilez des vêtements imperméables et des chaussures de marche étanches, équipez bien vos enfants, et allez vous balader ! Vous ne le regretterez pas. Cependant, s’il faut quand même vous convaincre, voici six bonnes raisons de sortir même sous la pluie.

1- La pluie ne fait fondre personne.

Au contraire, elle vivifie, réveille les sens. La pluie qui tombe décuple les odeurs, amplifie les bruits. Les oiseaux chantent, les arbres ruissèlent. C’est beau. C’est zen. Si si. Sortir sous la pluie est une expérience sensorielle très agréable.

Les bonnes raisons de sortir sous la pluie

2 – La nature est plus sauvage sous la pluie.

Quand il pleut, une simple balade en forêt se transforme en aventure dans la wilderness. Le tout est de choisir la bonne façon de regarder les choses. Ce sont souvent de ces sorties dont on se souvient le plus et qu’on aime à se remémorer.

Astuce : Evitez les t-shirts en coton, pour vous et pour vos enfants, lorsque vous partez vous balader sous la pluie. Optez pour des sous-vêtements techniques légers en nylon, polyester ou laine mérinos. Cela vous permettra à tous de rester au chaud et de pouvoir profiter. Parce que la pluie et le froid, tout de suite, c’est moins sympa.

3 – Vous êtes seul au monde.

Et oui, comme personne d’autre que vous, qui avez lu cet article, ne sort quand il pleut, la nature entière s’offre à vous seul. Profitez-en.

Du vécu : Il y a deux ans, au printemps, on est partis en balade un jour de pluie. Éloignés des sentiers pour explorer la forêt profonde, on a croisé personne. Une fois rentrés à la maison, bien au chaud devant nos crêpes, on a reçu un sms d’un numéro inconnu. “Sympas vos petites balades en famille !”. Il s’en est suivi alors un échange de messages. Incroyable, mais même loin des sentiers, dans un endroit bien sauvage de Chartreuse, on avait été filmés par un piège vidéo (et reconnus !) en train d’observer des œufs de grenouille dans une gouille. Comme quoi, même quand on est en pleine forêt, sous la pluie, et qu’on pense qu’on est seuls… 😉

Clique ici pour voir la vidéo

4 – Les enfants adorent se mouiller.

En effet, si vous ne le faites plus, rappelez vous le bonheur que c’était de sauter à pieds joints dans les flaques, d’essayer de boire la pluie en tirant la langue ou de triturer de la boue pour former des figurines. Ne vous privez pas de revivre ces émotions là avec vos enfants.

Astuce : Si vous partez à la journée, emportez une tenue supplémentaire pour les enfants. Il pourront ainsi se changer, une fois au sec dans la voiture. Et n’oubliez pas une serviette de toilette pour sécher les cheveux de toute la famille. Vous leur éviterez ainsi de se refroidir.

Les enfants adorent se mouiller

5 – Certains animaux préfèrent sortir sous la pluie.

La pluie fait sortir les salamandres. Sachez qu’elles ne fuiront pas à votre approche. Cependant, comme tout autre animal que vous pourriez trouver en forêt, dites à vos enfants de ne pas les toucher. En effet, sa peau sécrète une fine couche de mucus empoisonné qui n’est pas dangereuse pour l’homme mais mieux vaut éviter de se frotter les yeux ou de mettre un pouce dans la bouche après.

Si vous restez silencieux, il se peut aussi que les animaux sauvages ne vous entendent pas arriver. Le bruit de vos pas est dissimulé par celui de la pluie qui tombe et des arbres qui ruissèlent. Si vous êtes très discrets, vous pourrez ainsi les approcher tout près. Et parfois des rencontres magiques sont possibles…

6 – Une fois rentrés, le moindre petit confort prend une toute autre valeur.

Vous apprécierez au centuple la chaleur douce de votre maison, la douche chaude puis le bon petit thé bien emmitouflé sous une couverture sur le canapé. Nos enfants, eux, adorent qu’on leur fasse des crêpes quand on rentre d’une balade sous la pluie.

Alors n’hésitez plus, sortez sous la pluie. Créez vos souvenirs.

Du vécu : Si votre smartphone, lui, semble ne pas avoir aimé la pluie autant que vous, n’essayez surtout pas de le rallumer. Inspirez, expirez. Soyez patient. Plongez votre téléphone dans un sac de congélation hermétique rempli de riz et laissez le dedans, sans le toucher, pendant au moins deux jours. On vous promet que ça a marché pour nous.

Faire du ski de rando avec des enfants

Vous en avez assez de payer des forfaits de ski pour toute la famille et de passer plus de temps dans la queue des remontées qu’à glisser ? Ras le bol de slalomer dans la foule qui dévale les pistes sans bien maîtriser leurs trajectoires ? Envie de nature, de grands espaces et de liberté en famille ? Passez au ski de rando avec vos enfants !

Comme une ouverture vers la liberté, le ski de rando avec des enfants est une pratique dont il faut tout de même bien mesurer les contraintes et les dangers avant de se lancer. Si vous n’en avez jamais fait, vous ignorez peut-être que le matériel est très spécifique. Les skis sont plus légers que des skis de pistes et dotés de fixations particulières qui s’adaptent à des chaussures spéciales. Cet équipement est conçu pour vous faciliter la progression.  Ajoutez à cela des peaux de phoque à fixer sous les spatules pour ne pas reculer lorsque vous montez, et vous avez l’essentiel du nécessaire. Cependant, si vous n’avez jamais pratiqué, un conseil : commencez vous même par découvrir l’activité avant d’emmener vos enfants. Internet regorge d’articles pour vous donner les bases pour bien débuter en ski de randonnée.

Pour les connaisseurs : avec nos enfants, nous pratiquons davantage la “balade à ski”, du ski de rando soft sur des terrains faciles et non pas du ski alpinisme engagé. Nous aimons particulièrement monter au cœur de la forêt et redescendre par des routes forestières ou des chemins enneigés.

Faire du ski de rando avec des enfants

Quel niveau mon enfant doit il avoir pour faire du ski de randonnée ?

Pas besoin d’être un champion pour débuter la balade à ski. Cependant, il est nécéssaire que votre enfant soit déjà bien autonome pour tourner, soit capable de s’arrêter subitement et de skier tous les terrains (bosses, creux, et surtout tout type de neige non damée…)

Le ski de rando avec des enfants

Comment équiper mon enfant en ski de rando ?

Les skis

Depuis quelques années, de plus en plus de marques proposent des modèles spécifiques juniors. En 2016, Hagan sortait en effet un premier ski et Fischer et Elan proposaient l’année suivante leurs premiers modèles junior. Ensuite, ce fut au tour de Dynastar, Movement, puis Dynafit, de gâter nos kids avec de bien jolis jouets.

Commencer le ski de rando est donc désormais possible avec du matériel adapté dès l’âge de 7-8 ans, en fonction du gabarit et du niveau de ski de votre enfant. Mais si le matériel est encore trop cher grand pour votre petit sportif et que vous êtes bricoleur, vous pouvez toujours adapter des skis de pistes avec des fixations de randonnée. Mieux vaut être connaisseur avant d’attaquer de tels travaux quand même, il en va de la sécurité de vos enfants.

Partir en ski de rando avec ses enfants

Nous concernant, pour leur permettre de débuter, nous avons trouvé des skis d’occasion sur leboncoin. Il s’agissait de skis de pistes enfants montés avec des fixations de randonnée à plaques qui avaient été bricolés par un skieur de randonnée fin connaisseur. Ça nous permettait de ne pas trop investir et de pouvoir partir quand même en balade à ski avec les enfants.

Pratiquer le ski de rando avec des enfants

Les fixations 

En gros, il existe deux types de fixations : les fixations à plaques et les fixations à inserts.

Les fixations à plaques rassemblent une butée avant et une talonnière fixées sur une plaque articulée. Cette plaque mobile libère le mouvement lors de la marche et se verrouille pour passer en mode descente. C’est le système de fixation de rando le plus facile à maîtriser quand on débute.  C’est également celui qui permettra à votre enfant d’utiliser ses chaussures de ski de pistes pour les premières balades. Les fixations à inserts nécessitent obligatoirement des chaussures de ski de rando adaptées.

Faire du ski de rando avec des enfants

Les chaussures

Pour débuter, si vous avez opté pour un système de fixations à plaques, vos enfants pourront donc utiliser leurs chaussures de ski classiques. Attention tout de même car les chaussures de ski de randonnée sont plus légères et possèdent une articulation qui libère le cou de pied pour faciliter la marche en montée. Donc, si vous équipez vos enfants de chaussures de ski classiques, ne les fermez pas lors de la marche pour éviter qu’elles ne soient trop rigides. Et surtout, ne faites pas de longues randos ! Actuellement, le seul modèle enfant du marché est la Explorer Junior de Movement. La pointure débute à 22.5 ( 34,5 en taille euro).

Du vécu : Faute de chaussures à sa pointure à l’époque où elle a débuté le ski de rando et après avoir fait plusieurs sorties avec des chaussures de ski classiques associées à des fixations à plaques, notre fille s’est vite rendue compte du confort apporté par des vraies chaussures de randonnée. Comme quoi, quand le matériel est adapté, les enfants peuvent réellement profiter !

Astuce : Pour équiper vos enfants avec de vraies chaussures de ski de rando, vous pouvez trouver des modèles femmes dont les pointures débutent à 21 (33 en taille euro). Et ça va aussi aux jeunes garçons.

Les bâtons

Même s’il existe des bâtons télescopiques de randonnée junior, votre enfant pourra prendre ses bâtons de ski classiques. C’est une chose à gérer en moins…

Où faire du ski de rando avec des enfants ?

Avec nos enfants, nous choisissons des balades faciles, sans trop de dénivelé et sans risque. Le but est de leur donner le goût, pas de les mettre en difficulté. Nous ne choisissons que des itinéraires non exposés aux risques d’avalanches. Avec les deux plus jeunes qui ont commencé à 5 et 9 ans, nous privilégions également les endroits où l’on peut redescendre par la piste d’un domaine skiable ou par une route enneigée.

Autour de Grenoble, il existe plusieurs itinéraires bien adaptés pour faire découvrir les premières joies du ski de randonnée aux enfants. Parmi eux,  trois itinéraires faciles : le Charmant Som depuis le Col de Porte, la Scia depuis les Essarts à Saint Pierre de Chartreuse quand la station est fermée et le plateau des Ramées dans le Vercors.

Ski de randonnée avec enfant

Nous n’avons pas abordé le sujet de la sécurité dans cet article. Nous ne vous encourageons pas à pratiquer le ski de randonnée si vous n’êtes pas déjà parfaitement conscients des risques que vous courrez en montagne. Et pour finir, si vous n’êtes pas sûrs de vous, la bonne option consiste à se faire accompagner dans son initiation par un guide de haute montagne.

Ski de rando avec des enfants

10 conseils pour réussir un premier bivouac en famille

Vous avez décidé de tenter un premier bivouac en famille et vous ne savez pas comment et par où commencer ? Voici quelques conseils qui vous permettront de gagner du temps et d’éviter certains désagréments.

1 – Avant de partir en bivouac

En fonction de la météo et de la façon dont vous avez prévu d’aller bivouaquer (à pieds, en voiture, en vélo…), préparez un sac par enfant. Quand nous partons en road trip, nous utilisons des sacs zippés résistants et waterproof, de type organiseurs de voyages comme ceux-ci.  Nous les avons personnalisés en faisant broder aux enfants les initiales de leurs prénoms sur la face en mesh (filet d’aération). Ils identifient ainsi rapidement leurs affaires. Cela permet, en effet, un gain de temps considérable et une organisation simplifiée. Avant de partir, nous expliquons aux enfants qu’ils seront responsables de leurs affaires. N’emportez que très peu de vêtements en bivouac, car vous devrez optimiser l’espace et le poids. Pour les jouets, vos enfants trouveront tout ce qu’il leur faut dans la nature. Cela les aidera à développer leur imagination.

2 – Comment choisir le bon moment pour partir en bivouac en famille ?

Partir le vendredi soir, après la journée de travail, est tout à fait possible d’avril à septembre, quand les soirées sont longues et que la météo le permet. Il est néanmoins préférable d’avoir repéré, quelques jours auparavant, un lieu de bivouac situé à moins de deux heures de votre point de départ. Nous parlons ici de bivouacs avec accès motorisés. Si vous comptez partir bivouaquer à pieds, il faut tenir compte de la durée de la randonnée nécessaire pour arriver au point de chute.

Vous devez, en effet, prendre en compte le temps qu’il vous faudra, une fois sur place, pour installer le campement, déplier la tente, sortir les duvets, chercher du bois pour faire le feu, de l’eau, etc… Si vous habitez Paris ou la région parisienne, il faut également prévoir le temps de s’éloigner de la ville. Cela peut remettre en question votre départ le vendredi soir.

Au printemps ou en été, arrivez sur place avant 18h, afin d’avoir le temps de faire le tour de l’endroit où vous vous serez posés. En automne, basez vous plutôt sur 17h, car les soirées sont plus courtes.

Bivouac en famille en montagne aux lacs Robert

3 – Partir combien de temps ?

Pour un premier bivouac en famille, ne partez que le temps d’un week-end. Dormir une ou deux nuits dehors permet déjà d’avoir un bon aperçu de ce qui vous attendra sur de plus longues périodes avec vos enfants. Vous verrez que même en ne partant que deux jours, vous aurez l’impression d’avoir eu une semaine de break ! En effet, on ne vit pas en bivouac comme à la maison.

Vous devrez vous adapter aux éléments et abandonner vos habitudes de confort. Dehors, on vit avec le soleil. Il est, en effet, beaucoup plus facile de préparer un repas et de trouver ses affaires quand on y voit encore clair. Il faut donc éviter d’éparpiller les affaires et toujours bien s’organiser avant la tombée de la nuit. N’hésitez pas, pour cela, à solliciter l’aide des enfants. Bizarrement, vous verrez qu’ils sont beaucoup plus à l’écoute qu’à la maison.

Bivouac en famille au bord de l'eau

4 – Où bivouaquer avec des enfants ?

Pour repérer l’emplacement idéal, utilisez Google Maps, en version “satellite”.  C’est un super moyen pour trouver le lieu qui correspondra le mieux à vos critères. Vérifiez l’accessibilité, la nature du terrain, l’altitude, l’exposition et l’isolement. L’endroit idéal d’un bivouac est surtout celui où vous ne serez pas dérangés. Repérez les points d’eau si vous souhaitez profiter d’une source ou même d’une rivière ou d’un lac. Si vous choisissez de vous poser près d’une rivière, assurez vous que ne vous installez pas dans un endroit inondable en aval d’un barrage… Soyez très prudents, car celui-ci pourrait ouvrir les vannes !

En randonnée, ne vous installez pas non plus trop près de l’eau, un gentil petit ruisseau peut très bien sortir de son lit avec un bon orage d’été. Pensez également qu’un cours d’eau peut générer beaucoup de bruit et que cela peut être très… très dérangeant ! Ce qui semble idyllique la journée peut devenir cauchemardesque la nuit. Et, si vous êtes sensibles aux bruits, emportez des bouchons d’oreilles. (Pour plus d’infos sur ce sujet, lisez notre article Bivouaquer au bord de l’eau.)

hello sun - ©petit bivouac - petitbivouac.com
En bivouac, on vit avec le soleil ! Et on aime particulièrement le moment où il se lève !

Astuce : lecampingsauvage.fr recense quelques points de bivouacs possibles donnés gracieusement par des internautes. Il y a aussi des sites de camping chez l’habitant comme gamping.fr qui peuvent vous donner la possibilité de vivre des aventures en famille dans des endroits sauvages où il n’est pas autorisé de bivouaquer (comme en Corse par exemple). Park4Night, une application bien connue des roadtrippers, vous permettra également de trouver rapidement un emplacement pour dormir si vous êtes en voiture.

5 – Comment monter le camp ?

Avant de poser vos affaires, soyez attentifs à la nature environnante pour détecter s’il s’agit du bon endroit. Inspectez le sol et repérez les arbres qui vous apporteront de l’ombre ou la protection du vent. Evaluez aussi les conditions météo à venir, en particulier la direction du vent et la position du soleil pour choisir l’endroit et l’orientation de votre campement. En effet, si vous laissez l’ouverture de la tente face au vent, une bourrasque pourrait tout arracher. De même, si vous redoutez un orage ou la pluie dans la nuit, choisissez l’endroit le plus abrité possible.

À force d’expérience, nous avons appris à être patients avant de nous installer. Quand nous avons choisi un endroit, nous en faisons le tour avant de nous décider à y rester. Il n’est pas rare que quelques mètres plus loin se trouve un autre paradis encore plus adapté.

Le meilleur endroit pour installer le bivouac

Trouvez l’endroit le plus plat possible. Si vous plantez votre tente au sol, dégagez tous les cailloux avant de vous installez. Vous risqueriez de maudire la pointe de la pierre qui vous rentrera dans les côtes en pleine nuit. Une fois votre emplacement et la position de votre tente déterminés, il vous faut monter le camp.

Tout d’abord, commencez par installer la tente.  Puis installez les matelas et ensuite les sacs de couchage. Les tentes auto-portantes sont très pratiques à déplacer une fois montées. Normalement, à ce stade, vous auriez dû avoir réfléchi au bon endroit avant de monter la tente. Mais si vous doutez toujours de l’emplacement où la fixer, vous pouvez la déplacer très facilement sans avoir à la démonter.

Ensuite, sortez les éléments de camping (réchauds, table, sièges, vaisselle…) et envoyez les enfants en mission pour ramasser du bois et/ou chercher de l’eau pendant que vous préparez le repas.

6 – Où sont les toilettes ?

La première fois qu’ils découvriront la vie sauvage, les enfants vous demanderont assez vite où sont les toilettes. Et comme il n’y en a pas, il va falloir les éduquer sur ce point. Dès que vous êtes installé, après avoir fait un tour rapide des environs, choisissez un coin isolé à distance du campement. Préférez un endroit caché, éloigné des sources d’eau, des sentiers et de toutes pistes d’animaux. Faites attention également à ce qu’il soit accessible sans difficulté pour les enfants qui s’y rendraient seuls.

Et concrètement, ça se passe comment ?

Creusez un trou assez profond avec votre pelle pliable en laissant bien le tas de terre à côté du trou. Installez un petit sac poubelle à proximité, destiné à récupérer les papiers souillés. Ne jetez jamais rien dans la nature. Ni lingettes, ni mouchoirs, ni protections féminines ou même papier toilette, cela met très longtemps à se dégrader. Recouvrez chaque passage d’une bonne couche de terre pour canaliser les odeurs.

Avant de quitter l’endroit, rebouchez totalement le trou afin de ne pas laisser de traces. Brûlez tout le papier souillé ou enveloppez le sac poubelle dans un autre sac et jetez le dans une poubelle lorsque que vous pourrez. Respectez l’environnement qui vous accueille et ne laissez pas de traces de votre passage. Il n’y a rien de plus désagréable que de trouver un endroit magnifique et sauvage jonché de papiers salis

7 – Comment assurer la sécurité des enfants lors d’un bivouac en famille

Gardez toujours un oeil sur eux surtout s’ils sont petits, particulièrement intrépides ou s’il n’y en a qu’un. Avant de les envoyer en mission, déterminez avec eux le périmètre qu’ils ont droit d’explorer sans vous. Repérez vous aux éléments naturels pour définir une zone que vous leur montrerez en leur expliquant qu’ils ne doivent pas dépasser ce périmètre sans vous avertir.

Ne leur faites pas peur en leur disant qu’ils seront mangés par le loup s’ils s’éloignent. Tout le monde sait que les loups ne mangent plus d’enfants depuis que l’un d’entre eux a été obligé de régurgiter le petit chaperon rouge et sa grand-mère… Dites leur simplement que vous assurez leur sécurité en les ayant sous les yeux.

8 – Peut-on faire un feu en bivouac ?

Dans certaines régions, il est absolument interdit d’en faire, comme dans le Sud-Est de la France. Respectez très sérieusement cette règle car un incendie est très vite parti ! Si la nature est sèche ou que vous êtes dans une région méditerranéenne, oubliez le feu de camp. Vous pouvez toujours faire fabriquer un faux feu aux enfants en suivant ce tutoriel  ou ceux-là. Si vous avez la certitude que vous ne craignez rien et qu’il n’y a pas d’arrêté préfectoral interdisant de faire du feu là où vous êtes, alors suivez nos conseils en tâchant de laisser le moins de traces possibles…

Edit du 22/06/21 : Nous avons investi depuis quelques mois dans un braséro Höfats démontable que nous emmenons partout. Grâce à lui, nous ne laissons plus de traces au sol ! 

Lorsque il est temps pour vous d’aller dormir, éteignez complètement le feu. Assurez vous alors qu’il ne reste plus rien au sol qui puisse craindre l’humidité. En effet, la nuit, les températures chutent et l’humidité remonte par le sol. Ne laissez pas non plus trainer de nourriture qui pourrait attirer les animaux. Nous utilisons un abri supplémentaire, type abri de plage avec fermeture zippée, pour protéger nos affaires pendant la nuit et c’est bien pratique !

feu de camp d'un bivouac en famille
Quand la famille est réunie autour du feu, on se parle, on s’écoute… On est vraiment ensemble.

9 – Comment préparer le repas en bivouac ?

Pour les repas, sur deux jours, tout dépend de comment vous êtes partis bivouaquer. Si vous êtes à pieds, vous allez devoir porter votre nourriture et dans ce cas, il est bien évidemment recommandé de favoriser les repas les moins lourds à transporter. Pratiques, les sachets de nourriture lyophilisée se réhydratent sans casserole avec un peu d’eau chaude, ne pèsent pas lourds et ne prennent pas beaucoup de place dans le sac à dos. En général, quand on dine dehors, en pleine nature sauvage, tout semble meilleur et réconfortant.

Découvrir les bons produits des producteurs locaux

Parfois, quand on part avec notre Defender, nous cuisinons des portions de repas avant de partir. À base de semoule, quinoa, boulgour ou riz mélangés à des petits morceaux de légumes cuits (courgettes, carottes, poivrons…), pois chiche et graines. On les emporte dans des sachets afin de n’avoir plus qu’à les faire réchauffer. Mais ce qu’on préfère, c’est s’arrêter dans les petits villages au hasard de nos périples pour acheter les bons produits de la ferme ou des petits producteurs locaux : pain, fromages, fruits, légumes, jambon… on se fait alors des petits pique-niques dont on se souvient longtemps ! 

Si vous campez pendant un road trip et que vous manquez d’idée pour préparer votre repas, vous en trouverez dans notre article Organiser des repas pour la famille en camping et si vous aimez cuir votre nourriture sur un feu de camp, nous vous livrons ici quelques unes de nos recettes préférées.

Autour du feu de camp pendant un bivouac en famille

10 – Que faut-il emporter pour partir en bivouac ?

Voici une liste type de base des choses à emporter pour deux jours / deux nuits (printemps / été) pour un bivouac en road trip :

Vêtements par enfant : 

  • 2 sous vêtements
  • 1 polaire
  • 2 t-shirts manches courtes
  • Un t-shirt technique manches longues
  • Un pantalon outdoor + 1 short (ou 1 pantalon tranformable en short)
  • 1 bas de survêtement (qui pourra servir de pyjama et/ou de change en cas de besoin)
  • 2 paires de chaussettes
  • Une paire de chaussures de marche
  • 1 tongs, crocs ou chaussons de rivière
  • 1 veste pluie coupe vent ou micro doudoune

Pharmacie :

  • Crème anti moustiques
  • Crème apaisante
  • Arnica ou crème contre coups, bleus, bosses…
  • Pansements
  • Bandes
  • Désinfectant (Eau oxygénée : les enfants adorent voir comment ça mousse sur leurs bobos)
  • Compresses
  • Antalgiques (Paracétamol)
  • Pinces tire-tiques
  • Bouchons d’oreille

Outils :

  • Pelle pliable
  • Scie pliable
  • Couteaux
  • Briquet ou firesteel
  • Boites hermétiques pour la nourriture
  • Sachets à fermeture hermétique (type sachets de congelation)
  • Couverts, verres et assiettes en plastique ou métal (rien de fragile)
  • Abri pliable avec fermeture zippée type abri de plage pour nourriture, sacs… la nuit
  • Papier toilette biodégradable
  • Sacs poubelles
  • éponge et torchon

Pour un bivouac lors d’une rando à pied, vous devrez vous alléger un maximum. Lisez notre article à ce sujet.

Voilà, vous savez à présent beaucoup de choses, et maintenant il n’y a plus qu’à !

Si vos ados rechignent à vous accompagner, ne vous laissez pas impressionner. Il nous est arrivé plusieurs fois de devoir insister, et même négocier, pour qu’ils nous accompagnent sans râler… mais je vous assure qu’ils n’ont jamais regretté. Il n’y a pas un seul bivouac où ils n’ont pas reconnu d’eux mêmes que c’était quand même génial d’être là.

N’hésitez pas à nous raconter vos aventures et à nous poser des questions, on vous répondra avec plaisir ! 

Chambre avec vue lors de nos bivouacs en famille

Gwenn, Naïs et Rémy Masséglia

Rémy nous a contactés il y a quelques semaines par l’intermédiaire d’un mail très simple qui disait à peu près ceci : “Bonjour, Je suis le réalisateur du film Naïs au Pays des Loups qui sortira sur France 3 en automne ou hiver 2021. Pour vous résumer l’aventure, je suis parti avec ma fille sur les épaules (quelques photos en PJ) de ses un an à son entrée en maternelle pour pister les loups sauvages dans le Mercantour. […] J’espère que notre aventure vous parlera !” Les quelques photos jointes au mail nous ont donné tout de suite le ton. Nous l’avons appelé dans la minute qui a suivi.

Ensuite, nous avons eu la chance de voir en avant-première la bande annonce de son film en préparation. Et alors… Comment dire… Nous sommes tellement contents qu’il nous ait contactés ! Tournée dans la sublime nature sauvage du Mercantour, l’histoire de ce père guidé par sa toute petite fille à la recherche des loups vous laissera les poils dressés et la bouche ouverte.

À travers ses mots et ses images, on ressent que Rémy possède une grande sensibilité doublée d’une humilité qui nous touche au coeur. Il parle de sa femme et de sa fille avec admiration, les place avant lui dans toute discussion. Son sens de l’esthétique et son besoin de sincérité nous ont convaincus et nous sommes très heureux de vous les présenter comme les nouveaux ambassadeurs de notre marque.

Rémy est professionnel de l’image sous toutes ses formes et s’est spécialisé depuis quelques années sur un regard naturaliste.

Gwenn, sa femme, est musicienne professionnelle. C’est elle qui a composé la bande originale de leur film. Comme notre marque l’est pour nous, ce film est donc pour eux l’aboutissement d’un projet réalisé en famille.

Naïs, quant à elle, petit bout d’exploratrice de 4 ans, possède pourtant déjà une grande connaissance de la nature. Elle piste les animaux sauvages depuis qu’elle est tout bébé avec ses parents.

On vous tiendra informés des actualités de Rémy, Gwenn et Naïs, mais n’hésitez pas à les soutenir en vous abonnant à leurs pages facebook et Instagram.

Naïs au pays des loups sera diffusé sur France 3 le 17 décembre à 22h45.

Pour voir ou revoir le film : https://www.france.tv/documentaires/animaux-nature/2949103-nais-au-pays-des-loups.html