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Mini road trip entre Vercors et Drôme

Article mis à jour le

Pour l’Ascension, le premier vrai beau week-end de ce printemps, nous avons fait une petite boucle sur les routes et les pistes 4×4 du Vercors et de la Drôme. Un week-end bercé au rythme des virages qui caressent des paysages parfumés aux herbes sauvages.

La jolie route vertigineuse des Gorges de la Bourne est taillée dans la roche du Vercors. Elle relie Villard de Lans à Pont en Royans. Nous prenons l’option Vassieux en Vercors. Pour ce mini road trip, nous avançons presque à l’aveuglette, avec quelques bonnes infos généreusement offertes par Marie, qui vit dans la Drôme et est amatrice de road trips en Defender (Merci !).

Petit break historique pour mêler culture et voyage

Nous arrivons sur le plateau qui abrite le village de Vassieux. Notre fils de 15 ans est particulièrement attentif aux paysages que nous traversons. Il est fasciné par ce lieu qui porte toujours les traces d’une partie douloureuse de notre Histoire pas si lointaine. Nous décidons de visiter le Mémorial de la Résistance. Notre ado est impressionné de voir de ses propres yeux des témoignages intacts de cette guerre dont il a découvert réellement l’ampleur et ses conséquences pendant son cours d’Histoire cette année.

Un petit air tiède de vacances d’été dans lequel on avance sans but précis

Le lendemain, on passe au col du Rousset dont on connait déjà la vue plongeante et la jolie route en lacets qui file en direction de Die. Quelques vautours survolent les touristes qui se sont arrêtés au belvédère pour prendre des photos. Les températures, qui étaient encore un peu fraîches la veille, remontent à mesure qu’on descend dans la vallée.

Nous trouvons un petit coin sympa près d’un joli ruisseau du côté de Saint Nazaire le Désert pour pique niquer. On avance sans but précis, on croise peu de monde. On aime bien ce petit air de vacances d’été. Fenêtres grandes ouvertes, coude dehors, on apprécie pleinement l’odeur des herbes sauvages et le son des insectes qui se poursuivent dans le soleil.

On est à une heure de chez nous et on se croirait en Corse

La route serpente dans les montagnes recouvertes de buis. On ne croise qu’une seule voiture et pas une maison à l’horizon. L’un des enfants lance « C’est drôle, on se croirait en Corse !« . On s’attend à voir la mer apparaître au détour de chaque virage.

Le paysage change avec la vue qui apparait sur les Trois Becs, sommets qui règnent sur l’imposant massif de Saoû. Sur la carte IGN, ce curieux relief ressemble à une île. Il nous intrigue. On reviendra plus tard l’explorer. Pour le moment, en route vers le village fortifié de Poêt Laval où nous trouvons un coin tranquille pour passer la nuit.

Dans l’un des plus beaux villages de France, du pain cuit au feu de bois

Le lendemain matin, on se balade dans les rues pavées de ce petit village répertorié comme l’un des plus beaux de France. A la sortie, on achète un bon pain cuit au feu de bois pour le pique nique et quelques sablés – les souvenirs des papilles sont aussi importants que les autres – et puis on file découvrir un joli petit coin de baignade dont on nous a parlé dans le Jabron.

La piste bordée de fleurs jaunes que nous prenons ensuite nous emmène à un joli point de vue sur toute la vallée. Une petite vipère aspic nous y attend en se dorant la pilule au soleil. Elle nous laisse finalement la place et disparait se cacher dans l’herbe pendant qu’on déjeune sous le tarp.

Le petit vent qui se lève alors nous pousse à redescendre dans la vallée. Pourtant, on se serait bien vus là au réveil. On n’a croisé personne.

La boucle est bouclée

On poursuit notre route en rejoignant la forêt de Marsanne. Le Roubion nous propose, de part et d’autre des ponts, de jolies petites plages bien tentantes. Mais l’eau est encore un peu fraîche.

On finit par trouver un belvédère désert alors on se pose là, dans ce petit coin de nature qui n’attendait que nous, à l’ombre des pins. On joue, on lit, on lézarde. En un mot, on profite.

Allez, c’est reparti ! Fred a la bougeotte. Une dernière balade en direction d’un autre décollage de parapente, un dernier dîner dans les rayons du soleil qui se couche et on rentre.

Après tout, on n’est qu’à une heure et demi de la maison. Les enfants sont fatigués, le brevet des collèges approche et il faudra bien travailler un peu demain. Et pendant que dimanche la queueleuleu des voitures se formera sur les autoroutes du Sud, on sera déjà rentrés chez nous avec le sentiment d’être partis une semaine.

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6 comments

  1. Bravo a vous, ça fais tellement réver ces chemins… vous avez beaucoup de chance en France d’avoir accés a ce genre de chemin, en Suisse tout est devenue interdit et chaque chemin autorisé finissent a une ferme et avec les vaches en libertées , profité bien de cette chance que vous avez c’est tellement cool de pouvoir profter de la nature en road trip.

    1. Merci beaucoup ! Oui, c’est vrai qu’on a de la chance ! En France aussi il y a pas mal de pistes fermées ou interdites, mais pour trouver celles qui sont ouvertes, on utilise l’appli Wikiloc. Et c’est vrai qu’il y a de belles pistes à faire. Merci pour ce commentaire.

      1. Ah merci pour le tuyaux, vous utiliser également les carte IGN ? sur le portable ou par carte papier à l’ancienne ?

        1. Oui les deux, mais surtout sur papier. Il y a pas mal d’endroit où il n’y a pas de réseau. Rien ne vaut une bonne vieille carte papier dans ce cas là.

          1. juste une dernière petite question quelle app utilisé vous pour les cartes?

          2. Iphigénie

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