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Les randonnées gourmandes du printemps

On y est, c’est enfin le moment des randonnées gourmandes du printemps ! Savoir reconnaître les plantes, les baies, les fruits sauvages et les champignons permet d’ajouter aux randos un but culinaire qui est loin d’être déplaisant. Et qui motive aussi bien souvent les enfants. En effet, parmi les raisons qui amènent les enfants à apprécier une rando, avoir un objectif est sans doute la première. Et si celui-ci est de manger ce que l’on trouve dans la nature, ça ajoute tout de suite un degré de plus à l’aventure !

Respectez la nature et ne cueillez que ce dont vous avez besoin pour votre consommation personnelle. 

Les morilles

Les morilles, le Graal des randonnées gourmandes du printemps ©petitbivouac

Le jeu de l’aiguille dans la botte de foin, vous connaissez ? Et bien chercher des morilles, pour un novice, c’est kif-kif ! Mais quand on sait où et quand les chercher, et qu’on en trouve, c’est un peu le Graal que l’on ramène avec soi. Et les enfants adorent ce genre de défis !

Le prétexte du défi morilles est un bon moyen de convaincre votre enfant de vous accompagner en balade et de passer du temps dehors. Après lui avoir donné toutes les infos nécessaires pour qu’il en trouve plus que vous, vous ferez ainsi d’une pierre deux coups : un enfant gonflé de fierté qui a pris l’air et une bonne cassolette de morilles à la crème pour le dîner !

Quand ?

C’est au printemps, fin mars début avril, que vous trouverez les premières morilles.  Un bon indicateur est qu’en général, leur poussée coïncide avec la floraison de la jacinthe des bois ou encore l’apparition des premiers bourgeons sur les frênes. Vous ne savez pas reconnaitre un frêne ? Procurez vous l’éventail à empreintes, ou offrez le à votre enfant et apprenez ensemble, sur le terrain.

Où ?

En forêt, les morilles aiment se cacher sous les frênes et les noisetiers, surtout près des taupinières. Mais vous les trouverez également au milieu des feuilles mortes au bord des points d’eau, dans les zones humides et inondées plutôt ensoleillées, dans les vieilles coupes de bois en particulier dans les traces des troncs trainés au sol, au pied des résineux dans la mousse, là où la terre a été remuée…

Randonnées gourmandes du printemps : une morille bien cachée ©petitbivouac

Comment ?

Maintenant que vous savez à peu près où les chercher, encore faut il les voir ! Et c’est là que votre enfant entre en jeu. Il a, en effet, de bien meilleurs yeux que vous et sa petite taille lui permet d’être plus près du sol. D’autre part, comme tout enfant qu’il est, il part au quart de tour si vous lui lancez un défi.

Apprenez lui à reconnaître les morilles au sol. Trouvez en une puis montrez la lui avant de la prélever. Dites lui de mémoriser la forme et la couleur du champignon. Les enfants sont excellents à ce jeu là ! Equipez le d’un petit carnet et d’un crayon afin qu’il puisse noter ses trouvailles.

Randonnées gourmandes du printemps : la cueillette des morilles  ©petitbivouac
Eduquez les enfants dès leur plus jeune âge à reconnaitre les champignons, ils prendront d’autant plus de plaisir à transmettre ensuite leur savoir.

Astuce : Si vous repérez ce qu’on appelle une tâche ( un groupe de morilles éparpillées au même endroit), nous vous conseillons fortement de le géolocaliser sur une carte, votre GPS, smartphone… et de le garder bien secret. Afin d’y retourner directement l’année suivante. Et quel bel héritage pour vos enfants qu’un joli carnet artisanal en cuir dans lesquels vous aurez répertorié tous vos coins à champignons.

Cueillir les morilles

Coupez le pied avec votre couteau, ou demandez à votre enfant de le faire s’il sait se servir d’un couteau. Laissez le bout du pied en terre et montrez lui comment le recouvrir afin d’éviter qu’elles ne soient repérables par les autres promeneurs. Vous garderez ainsi votre coin bien secret. Et on sait que les enfants adorent les secrets !

Randonnées gourmandes du printemps : nettoyer les morilles ©petitbivouac

Nettoyer et conserver les morilles

Juste après la cueillette, si nécéssaire, nettoyez les alvéoles avec un pinceau et le pied s’il reste un peu de terre. Coupez ensuite les plus gros champignons en deux dans le sens de la longueur. Si elles vous semblent sales, passez les sous l’eau ou trempez les rapidement dans une bassine d’eau avant de les poser sur du papier absorbant ou un torchon propre. Etalez les sur du papier journal ou sur une grille de façon à ce qu’elles ne se touchent pas dans un endroit sec et aéré. Laissez les sécher jusqu’à ce qu’elles soient bien déshydratées. Conservez les dans des bocaux (certains ajoutent du riz au fond pour s’assurer d’absorber toute l’humidité qu’il resterait).

Pour les réhydrater, faites les tremper dans l’eau froide, égouttez les et réutilisez l’eau pour parfumer la cuisson du riz par exemple.
Attention ! Les morilles sont toxiques à l’état cru. Il faut les cuire environ 15 min pour détruire les toxines qu’elles contiennent.

Équipement nécéssaire pour le défi morilles

1 couteau

1 carnet étanche  et un stylo (pour noter le nombre de morilles trouvé par personne)

1 panier ou un sac par personne

1 éventail à empreintes feuilles des arbres

1 sifflet pour l’enfant (s’il n’a pas de sifflet sur son couteau ou son sac à dos)

Des chaussures de marche

Un pantalon, un coupe vent, une casquette (vous êtes en forêt, au printemps, attention aux tiques !)

Un goûter et une gourde

Du vécu : Chez nous, il y en a un qui n’aime pas le goût des morilles mais qui adore les chercher et est souvent très fier d’être celui qui en trouve le plus ! Comme quoi, même quand on n’est pas fan de ce champignon, on peut se prendre au jeu !

 

L’ail de ours

Randonnées gourmandes du printemps : l'ail des ours ©petitbivouac

Voici une cueillette facile à faire avec de petits enfants. Les randonnées gourmandes sont toujours l’occasion d’éduquer les enfants à découvrir et à respecter la nature sur le terrain, de façon très ludique.

Quand ?

Dès le début du printemps. Mais cueillit avant la floraison, il a encore plus de goût.

Où ?

La plante est très commune, repérable par les grandes tâches qui tapissent les sous bois humides. Éviter absolument la cueillette à la lisière du bois, pour ne pas prendre le risque de ramasser du colchique avec. Cueillez uniquement les feuilles du milieu de la tâche. 

Comment ?

À l’odeur d’ail qui se dégage, vous ne pouvez pas vous tromper. Les feuilles ressemblent à du muguet mais attention car ce dernier, en revanche, est toxique. Les fleurs de l’ail des ours, en étoiles, sont très différentes des clochettes du muguet. Les feuilles du muguet sont également plus épaisses et moins souples.

Attention aussi à une autre confusion possible avec le colchique qui peut exceptionnellement se mêler à l’ail des ours en lisière de bois et dont l’ingestion est mortelle.  

Au moment du tri des feuilles, avant de les laver, vérifiez bien leur forme. Celles de l’ail des ours sont souples, poussent séparément avec une longue tige fine. Celles du muguet et du colchique ne possèdent pas cette tige fine et sont liées entre elles à la base. (Voir les différentes feuilles).

Les feuilles de muguet et de colchique sont inodores. Cependant ne vous fiez pas seulement à cette indication pour les différencier car l’odeur de l’ail des ours que vous ramassez s’imprègne partout.

SVP, respectez la nature : la plante se multiplie par ses bulbes. Pour qu’elle puis repousser, coupez les feuilles à la base et laissez les bulbes en terre.  

Randonnées gourmandes du printemps : l'ail des ours en fleurs

Recettes :

Son parfum rappelle celui de l’ail. Haché, l’ail des ours assaisonne les salades, soupes ou poêlées de légumes et peut se manger étalé sur du pain beurré à l’apéro. Vous pouvez également vous en servir pour faire cuire le poisson ou la viande que vous pouvez enrouler dans les feuilles.

Le must reste d’en faire un pesto en le mixant avec des pignons de pins ou des noix de Grenoble, de l’huile d’olive, du parmesan et du sel.

Randonnées gourmandes du printemps : les pesto à l'ail des ours

Conservation : 

En pesto, l’ail des ours se conserve un an. Vous pouvez également congeler les feuilles lavées et essorées pendant six mois à un an.  

Équipement nécéssaire pour la cueillette de l’ail des ours

1 panier ou un sac par personne 

1 sifflet pour se signaler (ou un couteau avec sifflet)

Des chaussures de marche

Un pantalon, un coupe vent, une casquette (vous êtes en forêt, au printemps, attention aux tiques !)

Un goûter et une gourde

Les pissenlits

Partir en balade pour cueillir des pissenlits est un objectif facile à réaliser avec de jeunes enfants. Le pissenlit est certainement la plante la plus connue des enfants qui aiment souffler dessus après la floraison. Elle est ainsi appelé en français à cause de ses propriétés diurétiques mais ses feuilles et ses racines sont aussi bourrées de principes actifs bénéfiques pour la santé.  On peut faire beaucoup de recettes avec le pissenlit.

Les parties comestibles sont la racine, les feuilles, les boutons floraux et les fleurs, mais pas la tige

Quand ?

On peut récolter les feuilles de pissenlit dès qu’elles poussent et jusqu’à l’apparition des boutons floraux. Environ à partir de mi-avril jusqu’à mi-mai.  

Où ?

Evitez les terrains traités aux pesticides et les endroits proches des villes, les bords de routes… Evitez également les champs utilisés par des animaux. Préférez les prairies sauvages éloignées de toute pollution.  

Comment ?

Récoltez les jeunes pousses pour les salades et les fleurs pour en faire des gelées et des sirops. Il existe aussi des recettes avec les racines et les boutons de fleurs mais nous ne les faisons pas. De retour de la randonnée, lavez votre récolte à grandes eaux.

Recettes

Il en existe des tas, mais voici nos trois préférées : 

En salade : assaisonnez les feuilles avec des lardons, des tomates cerises, un oeuf poché et des dés de Comté.

En gelée : Délicieuse avec du foie gras ou du fromage de brebis, elle se déguste également sur des tartines ou avec un yaourt. Faire cuire 365 boutons de fleurs (une pour chaque jour de l’année ou environ 400 gr, mais c’est moins poétique) avec du sucre, deux oranges bio, deux citrons bio, 1 kg de sucre et 1 litre d’eau. Voir la recette détaillée

En sirop :  Faites bouillir pendant une heure cinq poignées de fleurs avec un citron bio coupé en rondelles dans un litre d’eau. Filtrez l’eau obtenue puis ajoutez 300g de cassonade. Faites cuire à feu doux jusqu’à l’obtention d’un sirop. Laissez-le refroidir dans une bouteille en verre ouverte.

Équipement nécéssaire pour la cueillette des pissenlits

1 panier ou un sac par personne 

1 sifflet pour se signaler (ou un couteau avec sifflet)

Des chaussures de marche

Un pantalon, un coupe vent 

Un goûter et une gourde

 

 

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